• "QUE L'ALIMENT SOIT TON PREMIER MÉDICAMENT"

     Hippocrate

     L'INCONTOURNABLE RÉGIME SEIGNALET

    LE RÉGIME SEIGNALET: SANS GLUTEN ET SANS CASÉINE

     
    QUELS ALIMENTS FAUT- IL ÉVITER? 
     

    Principes. Conseils. Pour qui pour quoi ? Quoi éliminer ? Quel plat principal ? Petit déj, en-cas et boissons, Quels Ingrédients et cuissons ? Ou s'approvisionner ?

     

    LES CÉRÉALES AU GLUTEN:

    Les céréales contenant du gluten sont: le blé, l'avoine, l'orge, le kamut, boulgour, seigle, son. Le maïs est aussi exclu par le Dr Seignalet, bien que ne contenant pas de gluten, c’est une céréale qui a subi de nombreuses mutations pour la culture et qui est souvent mal tolérée. Cela exclut donc aussi les pâtes, pizzas et la semoule ou le boulgour. Attention notamment aux pains sans gluten vendus en magasin bio, renseignez-vous bien, rares sont ceux qui ne contiennent pas de maïs.

     

    Soyez pour la même raison vigilants sur tous les produits du rayon sans gluten, lisez bien les étiquettes. De plus ces produits sont très couteux et vous verrez qu'avec la pratique vous n'aurez pas besoin de vous ruiner pour bien manger! Par simplicité vous pourrez vouloir les utiliser au départ, mais si les résultats se font attendre, pensez à éliminer le Maïs.

     

    Optez pour les craquottes de sarrasin ou les galettes de riz qui ont le mérite de se conserver longtemps. Les plats tout prêts en conserve ou surgelés sont bien entendu à bannir. Les barres de céréales, biscuits, gâteaux sont à exclure de même que la plupart des céréales de petit déjeuner, ainsi que les pains et pains de mie.

     

    LAITS ANIMAUX:

    Tous les laits animaux et leurs dérivés sont éliminés: Même en tant qu'ingrédient minime dans un plat: Crème fraiche, lait, fromages, yaourts, beurre, chocolat, Nutella, margarines... attention à bien lire toutes les étiquettes, les dérives du lait sont partout, même dans les charcuteries (lactose)! A remplacer par les Laits Végétaux.

     

     VIANDES:

    Eviter les charcuteries en général car la plupart des charcuteries, saucisses et saucissons contiennent du lactose et/ou Dextrose de blé, sinon la choisir bio et préférer le jambon cru. Limiter les viandes et poissons fumés ou salés, les préférer bios ou faits maison en raison des additifs et conditions de préparations. Eviter les abats (teneur en urée et concentration des toxines de l'animal) sauf éventuellement les produits bios. Attention aux plats de viande en sauce contenant souvent de la farine comme liant. Bien sur tous les plats tout prêts en conserve ou surgelés sont à bannir, vous en trouverez très peu ne contenant ni dérivés du blé ni du lait. Cependant certains mélanges de légumes surgelés natures seront bien pratiques dans votre congélateur, la surgélation préserve un grand nombre de vitamines et certaines marques proposent de plus en plus de bio. Cela ne vous dispense pas de bien lire les étiquettes!

     

    POISSONS:

    Bannir le poisson en boites sauf occasionnellement sardines et maquereaux en boite qui conservent un certain intérêt du fait des oméga3, Les poissons d'élevage sont à éviter surtout en provenance des pays lointains (savez-vous comment sont élevés par exemple le Panga ou la Perche du Nil ? cherchez, c'est édifiant). A la limite préférer des poissons élevés en Europe ou des normes existent (même s’il faut être conscients qu’ils sont encore nourris aux farines animales…). Faire attention à la concentration en métaux lourds de certaines espèces, notamment le thon, saumon (plomb et mercure) et les crustacés qui filtrent l'eau de mer et récupèrent ainsi bon nombre de 'déchets', plusieurs études recommandent de ne jamais dépasser 1 fois par semaine !

     

    SUCRES, DESSERTS, GRIGNOTAGE:

    Pas du tout de sucre blanc ni encore moins de substitut du sucre! Aucune sucrerie, gâteaux, bonbons, chocolats, crèmes desserts, yaourts, fromages, barres de céréales, biscuits ... Pas de chocolats industriels, rares sont les artisans chocolatiers qui pourront vous garantir des chocolats sans additifs chimiques et sans lait. Vous en trouverez quelques un en magasin bio.

     

    BOISSONS :

    La plupart des alcools forts sont exclus, une grande partie est issue de la fermentation du blé, de même que la bière. Tous les apéritifs sauf les vins cuits. Les jus de fruits industriels et tous les sodas sont à bannir il y a des boissons très saines comme: l'eau! , le thé, les jus de fruits frais maison, les smoothies maison...

     

    HUILES ET GRAISSES:

    Margarines à proscrire, ainsi que le beurre, en règle générale toute huile sous forme solide est déconseillée, vous trouverez cependant en bio exclusivement quelques margarines 100% végétales et sans graisses hydrogénées qui peuvent dépanner en patisserie ou si vous tenez absolument a une tartine beurrée de temps en temps. Il vaudra mieux s'en priver tout de même si vous avez une pathologie rhumatismale ou inflammatoire. Limiter au maximum les huiles cuites surtout a hautes températures, l'huile d'olives (bio) suffit pour la plupart des cuissons a feu doux, on peut l'utiliser aussi en assaisonnement additionnée d'huile de colza, lin ou noix afin d'équilibrer les acides gras. Les huiles du type Isio 4 n'ont aucun intérêt et sont en plus chères!

     

    PRODUITS INDUSTRIELS / TRANSFORMES:

    Les produits industriels et raffinés sont à éliminer car ils ont perdu leur valeur nutritive au fil des traitements: farines blanches non complètes et sucres blancs raffinés, ainsi que le sel raffiné. Les frites ou chips ne sont pas acceptables en raison des huiles de cuissons utilisées, des hautes températures et des additifs souvent présents. En dépannage (si vous n'avez pas de pathologie rhumatismale/inflammatoire) s'il vous est impossible de trouver des aliments compatibles (en déplacement par ex), vous pouvez tout de même consommer des chips nature (ce sont les seules sans dextrose ou amidon), ça n'est pas l'idéal mais ce sera toujours mieux qu'un sandwich ! Certaines frites congelées et toutes les pommes dauphines contiennent de la farine et autres additifs, c'est donc à proscrire mais rien ne vous empêche de faire des pommes de terres sautées maison à feu doux. Alors,...Bon appétit et Bonne santé!

     

    QUELS ALIMENTS CONSOMMER?

     
    Conseils. Pour qui pour quoi ? Quoi éliminer ? Petit déj, Quel plat principal ? en-cas et boissons Quels Ingrédients et cuissons ? Ou s'approvisionner ?
     
    PETIT DÉJEUNER ET LAIT DE SUBSTITUTION:
     
    C'est un casse-tête lorsque l'on débute le régime, sachez que vous pouvez trouver (souvent en magasin bio) des céréales de riz, millet ou quinoa soufflés ou en flocons que l'on peut consommer avec des laits végétaux: de soja, riz ou amandes. Vous trouverez aussi facilement des yaourts au soja mais attention au soja et à ses dérivés, c'est un allergène courant ! Les fruits sont très bien le matin et coupent généralement suffisamment l'appétit après une période d'adaptation. Vous pouvez aussi opter pour un petit déjeuner salé avec œufs et crudités. Certains connaissent la Crème Budwig proposée par Kousmine, on peut facilement faire une adaptation Sans gluten Sans caséine de ce petit déjeuner très complet et qui cale : 1 banane écrasée 1 Yaourt au soja ou du lait végétal 1 céréale sans gluten (millet, riz ou quinoa soufflé ou en flocons par exemple) 1 petite cuillère de miel si ça n'est pas assez sucré 1 Cuill à café d'huile de colza (pour les oméga3) 1 jaune d'œuf cru Note: Pensez à amener quelques fruits secs, amandes ou fruits frais pour une collation à 10h, surtout au début du régime ça vous évitera de craquer pour une cochonnerie
     
     
    VIANDES:
     
    A peu près toutes sont autorisées, bœuf, veau, agneau, canard, porc... il faut privilégier les produits de qualité, bios. Attention si vous achetez quand même votre viande en supermarché, veillez à ce qu'il soit noté sur l'étiquette 'race à viande', ou alors du Charolais dont les conditions d'élevage en partie à l'air libre sont règlementées. Sinon vous mangez de la vache laitière recyclée... Mais qu'est-ce que la vache laitière recyclée ?? Les races laitières ont été obtenues par croisement pour produire des quantités énormes de lait (sans parler des traitements divers qu'elles reçoivent pour améliorer la productivité...), tellement que ça pompe toute leur énergie, après quelques années elles squelettiques, leur rendement s'en ressent et c'est là qu'elles partent à l'abattoir... c'est la pire viande qu'on puisse manger! (et de toutes façons elle n'a vraiment pas bon gout...). La seule viande qui n'est pas vraiment conseillée est le poulet non bio en raison principalement de ses conditions d'élevage qui nuisent à la qualité de la viande. La viande doit être consommée en quantités normales (environ 150gr par personne) surtout concernant les viandes grasses. Pour les viandes comme pour les poissons, il est aussi conseillé d'insister sur le cru notamment avec des carpaccios ou tartares. Les charcuteries sont rarement compatibles avec le régime, sauf le Jambon cru. Si vous trouvez des charcuteries artisanales sans lactose ni dextrose de blé ou amidon vous pouvez en consommer occasionnellement. Les œufs sont autorisés, faite l'effort de les acheter Bio d'autant plus que l'on en trouve maintenant dans tous les supermarchés. La qualité est incomparable et les œufs bios contiennent des omega3.
     
    POISSONS:
     
    Tous les poissons sont admis dans le régime à condition d'être frais ou congelé, rappelons que les conserves ne préservent pas les vitamines et sont souvent passées par des cuissons haute température! Il faut cependant éviter tous les poissons d'élevage surtout en provenance des pays lointains (certains ont certainement vu les conditions d'élevage du Panga ou de la Perche du Nil...) et faire attention à la concentration en métaux lourds de certaines espèces, notamment le thon, saumon (plomb et mercure) et les crustacés qui filtrent l'eau de mer et récupèrent bon nombre de 'déchets'. Selon plusieurs études il ne faudrait pas dépasser une consommation d'une fois par semaine pour ces espèces. Les poissons à privilégier sont donc les petits poissons gras comme les sardines et le maquereau (même en boite cette fois ci) qui présentent l'avantage d'apporter beaucoup d'Omega3.
     
    FÉCULENTS :
     
    Pomme de terre, riz (complet), quinoa, amarante, millet, pois, fèves, haricots, lentilles sont à consommer environ 3 à 4 fois par semaine. Attention dans certains cas (fibromyalgie, candidose, spasmophilie, maladie de crohn, RCH) Les féculents sont à risque en raison de leur forte teneur en amidon qui peut au même titre que le gluten causer des problèmes d'intolérance, il faut donc surveiller les réactions éventuelles afin d'identifier les quantités tolérées par chacun.
     
    LÉGUMES:
     
    Tous sont consommables à volonté. Il ne faut pas hésiter à se faire d'énormes assiettes de légumes avec une salade ou crudité en entrée. A savoir: Les salades vertes ont une très faible valeur nutritionnelle, choisir les feuilles les plus vertes possibles (c'est elles qui contiennent le plus de nutriments) et n'en faites pas un plat unique! Tachez de manger le plus possible crudités, cela doit représenter environ 1/3 de ce que l'on consomme quotidiennement (une entrée de crudités à chaque repas est recommandée). Note: Si vous avez de gros problèmes de digestion, commencer par les légumes et fruits cuits, pour aller vers le cru quand vous vous sentirez mieux, en commençant éventuellement par des jus de légume crus. Préférez toujours la cuisson à la vapeur douce (type couscoussier) elle se fait sans assaisonnement, vous assaisonnez ensuite les légumes à votre gout.
     
    DESSERTS ET GRIGNOTAGES:
     
    Le Sucre ajouté est à consommer avec grande modération, le seul autorisé est le sucre de canne roux brut et éventuellement le miel Les Yaourt au soja (si vous les supportez) ou les crèmes dessert végétales à base de riz que l'on trouve en magasins bios agrémenteront vos gouters, desserts et petits déjeuners ainsi que les Fruits et fruits séchés Oléagineux: Amandes, noix, noisettes, graines de courge, de tournesol, pignons de pin... doivent être consommés nature (ni grillés, ni salés, ni sucrés) Vous trouverez dans les magasins bios des galettes de riz, des cracottes de sarrasin ou de quinoa qui remplacent le pain si vous ne voulez pas vous prêter à l'exercice délicat de la fabrication maison du pain sans gluten! Chocolat : on peut de temps en temps se faire un extra de chocolat noir a 75% de cacao en choisissant celui qui a le moins d'additifs possibles. Avec l'expérience vous verrez que les ingrédients autorisés permettent de réaliser une grande variété de desserts: riz au lait végétal, clafoutis aux fruits, flans, compotes, tartes, crème anglaise et pâtissière, cakes, gateaux, crèpes...
     
    LES BOISSONS:
     
    Boire beaucoup d'eau, c'est la seule boisson qui désaltère et qui est véritablement adaptée à l'organisme, elle aide en outre à éliminer les toxines! (1,5/2litres par jour) L'eau pétillante est aussi autorisée (on peut mettre du citron). Il est conseillé de limiter la caféine et la théine, privilégier le thé vert reconnu pour sa forte teneur en antioxydants et les infusions (sans sucre de préférence, sinon miel ou sucre de canne complet). Le vin rouge est autorisé (avec modération bien sûr), ainsi que le champagne, les vins cuits et occasionnellement le cidre (attention aux additifs). Jus de fruit ou de légumes naturels faits maison. Pourquoi pas ceux du commerce ? Ils reçoivent des traitements qui font disparaitre l'essentiel des vitamines (la pasteurisation) et contiennent des additifs que l'on souhaite éviter dans ce régime. De toute façon un jus de fruits ou de légumes perd très rapidement ses vitamines au contact de l'air, il faut donc le consommer immédiatement après l'avoir fait! Bien sur rien ne vous empêche d'avoir dans votre frigo un jus d'orange pressé du commerce sans sucre ajouté, ça n'est pas ce qui va entrainer l'échec du régime, mais il ne faut pas croire comme les pubs voudraient nous en convaincre que vous aurez dans votre verre la fameuse portion de fruit recommandée...
     
     
    CUISINE:
     
    QUELS INGRÉDIENTS UTILISER? 
     
    LES FARINES:
     
    Les farines compatibles sont nombreuses: - Pour Plats & cakes : farine de riz, quinoa, pois chiche, sarrasin, millet, - Liants : fécule de pomme de terre, farine de tapioca, farine de riz gluant, agar agar, arrow root - Pour les desserts: farines de châtaigne et amandes - Les pains à base de ces farines ne sont pas très satisfaisants, les cakes donnent de meilleurs résultats. LES LAITS VEGETAUX: Ils entrent dans la composition de bien des recettes et les laits végétaux (riz, soja, amandes) peuvent être utilisés avec des résultats similaires à celui obtenu avec du lait de vache. Pour cuisiner il existe des crèmes de soja (si pas d'allergie au soja), de riz ou d'amandes. Pensez aussi à utiliser le lait de coco dans vos desserts ou vos plats (notamment avec les curry).
     
    LES HUILES:
     
    Les huiles sont d'une importance capitale dans ce régime, car la carence en Omega3 joue un rôle dans bon nombre de nos troubles, l'alimentation moderne est surchargée en mauvaises graisses (animales, saturées ou hydrogénées) et pauvre en acides gras essentiels (notamment les Omega3). Il faut faire une consommation quotidienne d'huile d'olive vierge qui peut s'utiliser pour la plupart des cuisson (attention l'huile ne doit pas fumer) et de colza première pression à froid (pour les Omega3), en assaisonnement seulement, ne l'utiliser pour la cuisson. L'huile d'olive ne doit donc pas s'utiliser pour frire! de toutes façons si vous avez bien retenu le début les fritures sont exclues en raison d'une température trop élevée. La cuisson des plats qui ne sont pas faits à la vapeur doit être la plus douce possible (à l'étouffée) préférer une huile qui supporte bien les hautes températures comme celle de tournesol (bio impérativement et à éviter en cas de problèmes d’athérosclérose) ou d'arachide, toujours si possible 1ère pression à froid. Attention elles sont à utiliser avec modération voire à éviter si vous avez une pathologie rhumatismale/inflammatoire.
     
    SEL, ÉPICES, AROMATES:
     
    Le sel à privilégier est un sel non raffiné du type de celui de Guérande (plein de précieux oligoéléments). Toutes les épices sont autorisées mais attention aux mélanges tout faits, souvent ils contiennent de la farine comme anti aglomérant comme dans les mélanges pour Curry, Couscous ou autres; dans ce cas préférer les épices séparées (et bio), le Curcuma est l'épice principale du curry et peut s'utiliser seul, de plus c'est un excellant anti-inflammatoire. Les herbes et aromats sont tous autorisés à condition d'être naturels, nombreux sont ceux qui ont des propriétés intéressantes (antioxydants, anti inflammatoires...) attention aux provenances lointaines et non bios, ces produits sont tous "ionisés" c'est à dire irradiés... bon appétit!
     
    COMMENT LES CUISINER?
     
    On a donc vu que la cuisson à la vapeur douce est à privilégier, l'objectif étant de ne pas dépasser les 110 degrés de cuisson car ensuite la destruction des nutriments est trop importante. Vous pouvez utiliser un couscoussier ou acheter une Marguerite qui se dépose dans n'importe quelle casserole dans laquelle vous aurez mis un fonds d'eau pour la cuisson. Le poisson se prête également bien à cette cuisson, et même la viande peut être cuite ainsi. L'avantage étant le gain de temps puisque tout cuit ensemble, ainsi que le moelleux que conservent les aliments. Vous pouvez utiliser la cuisson bouillie à condition de consommer également le jus de cuisson. Le four peut être utilisé à basse température par exemple pour des cuissons a l'étouffée dans un plat en fonte a couvercle (ragouts, viandes en sauce...) ou pour cuire vos belles pièces de bœuf ou d'agneau (plusieurs heures à 85 degrés). Les grillades sont à limiter fortement ou à proscrire totalement selon l'importance de vos problèmes (cuisson élevée = production d'oxydants contre lesquels votre organisme va devoir lutter). Vous pourrez tout de même faire quelques cuissons rapides à la poêle et prendre des grillades saignantes ou bleues dans les restaurants car la température à l'intérieur d'une viande atteint rarement les 100° lors d'une cuisson. Les fritures sont à éviter, en plus du problème de la température les huiles brulent souvent ce qui produit des molécules toxiques... de plus dans les restaurants vous aurez souvent droit a des cuissons dans des huiles frelatées... Bannir totalement le micro-ondes si vous êtes sceptiques sur ce point faites des recherches, l'information ne manque pas à ce sujet.
     
    Alors,....Bon appétit et surtout...Bonne Santé!
     
     

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  • MENACE SUR NOS NEURONES

     


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  • DOSSIER CANDIDA ALBICANS

     

    CANDIDA ALBICANS " L'INVITE INDÉSIRABLE EN CAS D'INTOX" comment l'affamer?

     

    CANDIDA ALBICANS: TEST...TRAITEMENT ET ALIMENTATION

    Faire des tests pour détecter le Candida

    Le Candida albicans (comme d’autres levures) est si souvent présent dans les selles qu’il est ignoré par les microbiologistes. De nombreux scientifiques ont souligné la difficulté de déterminer l’activité du Candida grâce aux tests, même lorsque celui-ci est en surcroissance.

    Ces tests ne sont pas parfaits. Mais quels sont les plus utiles au diagnostic d’une surcroissance du Candida ?

    Les échantillons de selles. Ils permettent de déterminer la souche de Candida impliquée, ainsi que la quantité de levures impliquée. Par contre, il faut savoir qu’un test sur quatre est négatif. Donc une personne souffrant d’une surcroissance du Candida peut être (mal) diagnostiquée comme n’ayant pas de Candida. Et comme presque tout le monde a le Candida Albicans dans son organisme, un test positif ne veut pas dire qu’il cause des pathologies. Leur intérêt principal est donc l’identification des souches de Candida. Cela permet de mieux choisir les antifongiques. Les échantillons de selles peuvent aussi permettre de détecter d’éventuels parasites, qui pourraient causer ou aggraver les symptômes.

    Le test de fermentation intestinale. Une prise de sang est effectuée avant que le patient ingère une certaine dose de sucre. Un autre prélèvement est fait une heure après, pour mesurer la quantité d’alcool (ethanol, methanol) produite par la levure. Cela permet de donner une indication sur l’activité du Candida.

    Les tests de perméabilité des intestins. Comme le Candida peut rendre les intestins perméables, ce test permet de détecter indirectement la présence de la levure.

    La recherche d’anticorps contre le Candida dans le sang. Il arrive que ce test donne des « faux négatifs ». En outre, la présence d’anticorps peut être due à une surcroissance passée, que l’organisme aurait surmontée avec succès.

    Les tests pour savoir si vous êtes sécréteur ou non-sécréteur. 80% des gens sécrètent les marqueurs chimiques de leur groupe sanguin dans leur salive. Les 20% de non-sécréteurs ont une plus grande tendance aux infections de toute sorte, notamment celles dues au Candida. Les non-sécréteurs ont d’ailleurs plus de mal à métaboliser les sucres que les autres, ce qui facilite la surcroissance du Candida. Les personnes du groupe O, en particulier si elles sont non-sécréteurs, ont davantage de risques de souffrir d’une candidose orale.    « L’histoire » médicale d’une personne, comme l’utilisation d’antibiotiques.

    Le meilleur moyen de savoir si le Candida est votre problème reste donc d’essayer un traitement. Si vos symptômes diminuent ou disparaissent, c’est que le Candida était au moins impliqué en partie.Il est bon que vous puissiez consulter un expert, pointu sur le sujet du candida-albicans. Ce dernier pourra vous construire un programme personnalisé. De fait, les conseils que je vous donne sur le blog sont applicables dans la plupart des cas pour guérir du candida, mais pas forcément à vos spécificités à vous. Vous avez le choix dans les spécialités, tant que la personne est formée et sensibilisée au sujet du candida-albicans.  Allez voir, par exemple :    un naturopathe réputé    un médecin nutritionniste, un médecin généraliste « capable de prendre un peu de recul »    un homéopathe qui utilise des méthodes traditionnelles, un autre professionnel de la santé avec les connaissances nécessaires pour soigner les candidoses. Certains ostéopathes et certains chiropracteurs pratiquent des thérapies par l’alimentation.

    Dans le doute, demandez-leur le détail de leurs diplômes et de leurs formations. Si vous avez des problèmes financiers ou pas de professionnel de la santé compétent dans votre secteur, et que vous choisissez l’auto-médication, il est impératif que vous suiviez le programme anti-candida dans son ensemble. Si vous ne suivez qu’une partie du programme, vous risquez d’échouer, et de compromettre par la suite vos autres tentatives. 

     

    Prise d’anti-fongiques naturels:

    Agents antifongiques (prenez-en au moins un, ou plusieurs, en fonction du budget dont vous disposez):  Ail , Jus d’aloe vera, Echinacée, Berberine, Acide caprylique, Huile d’origan, Huile d’olive, Camomille, Cannelle.

     

    L'ACIDE CAPRYLIQUE:

     C’est un extrait du cocotier qui détruit le candida-albicans. Il doit être pris sous forme de capsule gastro-résistante pour être absorbé par le bas des intestins. S’il est pris sous forme liquide, il sera absorbé par le haut des intestins et sera donc moins efficace (il ne touchera pas le candida installé plus profondément). L’acide caprylique a la même forme que les acides gras produits par la flore intestinale saine, et qui sont un facteur majeur de contrôle du candida par l’organisme.

     

     L'AIL: 

    C’est l’antifongique naturel le plus facile à trouver, le moins cher, et un des antifongiques les plus efficaces. Il a été le sujet d’une recherche mondiale en 1990, menée par Tadi P : « Anticandidal and anticarcinogenic potentials for garlic ». Des scientifiques russes ont montré que sa réputation de puissant antibactérien était fondée. Lorsqu’ils mettaient du jus d’ail frais dans des colonies de bactéries, ces dernières cessaient de fonctionner en quelques minutes. Un des antifongiques les plus puissants: Il est aussi très efficace contre les levures et mycélium. Votre régime anti-candida devra donc comporter la prise quotidienne d’ail frais (la meilleure solution) ou sous forme de capsules gastro-résistantes. Le mieux c’est donc d’ajouter une gousse d’ail crue découpée en petits cubes à vos plats, une fois qu’ils sont cuits. Si vous choisissez les capsules, le mieux est de prendre 400 à 600 mg d’ail par capsule, trois fois par jour (attention aux odeurs !). Chaque capsule devrait contenir 4000 mcg d’allicine.

    Astuce: Une alternative nettement meilleure au goût est le smoothie à l’ail (1 gousse d’ail, un bout de ginger, 1 cs huile d’olive, un petit verre d’eau purifiée, le tout passé au mixer)

     

    LA BERBERINE:

    La berberine désactivait non seulement le candida-albicans, mais aussi 10 autres espèces de levures. La berberine empêche la surcroissance du candida après notamment la prise d’antibiotiques, et favorise le repeuplement des intestins par des bactéries amies. C’est un agent anti-diarrhéique puissant, elle renforce le système immunitaire et est en même temps capable de détruire les bactéries, virus, et autres levures.

     

    L'ALOE VERA:  

    Le jus de cette plante du désert est un puissant agent antifongique. Ses propriétés de guérison sont connues depuis les phénicines, mais les chercheurs ne se sont intéressés que récemment à son utilité dans le cas d’infections digestives. Le professeur Jeffrey Bland a démontré l’utilité du jus d’aloe vera dans la lutte contre le candida-albicans. Il écrit : Le jus d'aloe vera est un puissant antifongique :Sur 10 patients souffrant de candidoses généralisées, 4 avaient des signes d’activité forte du candida dans les selles. Après la prise de jus d’aloe vera, les signes d’activité du candida dans les selles avaient diminué fortement. En plus d’avoir une action antifongique, l’aloe vera améliore l’équilibre acido-basique de l’estomac et favorise la bonne santé de la flore intestinale. Il peut aussi être utilisé localement : il a le même effet sur les infections bactériennes ou les mycoses de la peau. Toute personne souffrant de sucroissance du candida-albicans devrait prendre quotidiennement une à deux cuiller à soupe de jus d’aloe vera, diluées dans un verre d’eau. Le problème, c’est qu’en France il est très dilué (et qu’il coûte cher). Note : une fois ouvert, il faut le mettre au réfrigérateur, comme les jus de fruits. Il est conseillé de finir la bouteille en un mois. Les bouteilles coûtent entre 20 et 30 euros dans les magasins BIO, ça fait déjà un petit budget.

     

    LA CANNELLE: 

    Des études ont montré que cette épice pouvait être très efficace pourenrayer la croissance des bactéries, mais aussi des champignons, y compris le fameux et problématique candida albicans.  Au niveau du sang, en stimulant les récepteurs d’insuline (et réduisant l’insulinorésistance), la cannelle aide à équilibrer la glycémie,  puisque le corps a besoin de produire moins d’insuline.

    Mais saviez-vous qu’elle est aussi, cette chère cannelle, l’une des herbes les plus riches en antioxydants de la planète ?  Tout en ralentissant la croissance tumorale, elle inhibe les marqueurs inflammatoires liés à la prolifération cellulaire.la cannelle a démontré ses remarquables qualités médicinales :

    • elle stabilise le taux de sucre dans le sang,
    • elle réduit l’inflammation,
    • elle stimule le système immunitaire,
    • elle améliore l’équilibre neurologique.
    • Riche en calcium et en fibres, la cannelle est l’une des plus anciennes épices connues.

     

    MISE EN GARDE: HUILE DE PEPINS DE PAMPLEMOUSSE: 

    Cette huile est très à la mode sur le net. On trouve dans la plupart des forums des internautes qui vantent ses effets pour guérir du candida. Cependant, peu de preuves de son efficacité ont été apportées par les scientifiques. Aussi je vous suggère de privilégier les produits décrits précédemment. Leur utilité pour le programme anti-candida ont confirmées par des preuves scientifiques et l’expérience du Dr. Leon Chaitow, qui a guéri des centaines de personnes souffrant de candidoses chroniques. ainsi que des nutriments comme la biotine, qui empêche le candida de se transformer de levure en mycélium.Nota Bene : ces antifongiques naturels ne doivent surtout pas être pris par des femmes enceintes. Consultez votre médecin

     

    DETOXIFICATION ET SOUTIEN DU FOIE ET DU SYSTEME IMMUNITAIRE:

    Détoxification Et Soutien Du Foie: Une flore intestinale déséquilibrée produit des toxines qui se répandent partout dans les intestins. Dans ce contexte, le candida est souvent en surcroissance et provoque la formation de porosités. Quand on en arrive à ce point-là, on parle de dysbiose intestinale. Pour y mettre un terme, il faut adopter les stratégies suivantes : Prendre des probiotiques (L.acidophilus et Bifidobacterium) Prendre des prébiotiques (4 à 8 grammes de FOS par jour) Favoriser les aliments riches en FOS (asperges, artichauts de Jérusalem, bananes, oignions)  Adopter une alimentation riche en fibres ou prendre des suppléments de fibres (au moins 40 grammes par jour de lin, par exemple)    Eviter les aliments qui causent des intolérances ou des allergies alimentaires (car ils affaiblissent le système immunitaire)    Prendre des antifongiques naturels (cf. liste ci-dessus)    Manger une gousse d’ail par jour, au minimum

     

    Les toxines qui proviennent d’un intestin dysbiotique sont appelées endotoxines, contrairement aux toxines venant de l’extérieur de l’organisme, appelées exotoxines. Le principal rempart contre ces deux types de toxines est le foie, qui, grâce à une centaine de réactions chimiques, est capable de les éliminer du sang. En tant qu’organe principal de détoxification, il est capable de : filtrer le sang, éliminer les toxines directement grâce à des cellules spécialisées : les macrophages    utiliser des enzymes pour désassembler les toxines puis les excréterEnviron 25% du processus de détoxification de l’organisme a lieu dans l’intestin lui-même, notamment grâce aux probiotiques, alors que le reste a lieu dans le foie. Imaginez donc la surcharge que ce dernier subit lorsque la flore intestinale est déséquilibrée.

     

    Le chardon-marie : pour aider le foie. 

    Le chardon-marie ou sylibum marianum est une des substances les plus puissantes en termes de soutien du foie. Une étude a été effectuée sur 2600 personnes souffrant de problèmes de foie variés. Après 8 semaines de prise de chardon-marie, plus de 60% d’entre eux constatèrent la disparition totale des symptômes (distension abdominale, prurit, nausées, anorexie, fatigue, etc.). Les tests en laboratoire effectués sur le foie confortèrent ces résultats : la prise de chardon-marie avait mis fin à l’hypertrophie du foie. Les médecins ne relevèrent que très peu d’effets secondaires. Pour plus de détails sur cette étude, voir « Effects of sylibum on chemical, functional and morphological alterations of the liver : a double-blind controlled study », 1982.

     

    Un programme de soutien du foie est souvent nécessaire avant de commencer le régime anti-candida. De fait, le relâchement massif de toxines dû au candida en cours de destruction ainsi qu’une très probable dysbiose intestinale (mauvaises bactéries produisant de nombreuses toxines) peuvent mettre le foie à rude épreuve.°Renforcement Du Système Immunitaire Par La prise De Compléments Alimentaires (Vitamine C naturelle en poudre, Vitamine E, Vitamine A (sous la forme de béta-carotène), Arginine, Vitamine B5, Vitamine B6 (pyridoxine), Vitamine B12, Acide folique, Selenium, Zinc,, Magnesium, Acides gras essentiels, comme l’huile de graine de lin)D’autres nutriments pourraient être nécessaires, comme : Chromium,Fer, Manganèse, Acides aminés à large spectre

    Autre point essentiel du programme anti-candida : la prise de nutriments pour renforcer votre système immunitaire. Ils ne seront pas tous adaptés à votre cas (symptômes, etc.). Demandez donc conseil à votre médecin.

     

    LA VITAMINE C: 

     (naturelle en poudre, attention ne pas prendre d'acérola car elle contient des additifs, de l'aspartame, du gluten et du lactose): est essentielle à votre système immunitaire. L’essentiel de la défense de l’organisme est assuré par les cellules T. Moins ces cellules contiennent de vitamine C, moins elles sont efficaces contre les organismes étrangers, dont le candida-albicans (cf. « Nutraerobics », 1983). L’organisme consomme de la vitamine C à chaque fois que :  il est soumis à un stress (émotion, pollution toxique, etc.),  il subit une infection etc.

     Or il ne stocke pas la vitamine C, qui est soluble dans l’eau. Il a donc besoin d’apports constants de ce nutriment. Si vous prenez plus de vitamine C que vous en avez besoin, vous souffrirez d’une petite diarrhée. Comme chacun d’entre-vous a des besoins différents en vitamine C (les apports journaliers ne sont que des moyennes), cela permet de doser précisément ce dont vous avez besoin. Le prérequis étant que les symptômes de diarrhées dues a la candidose avancée aient cessé, ce qui arrive souvent quand vous suivez le régime anti-candida pendant quelques jours.

    Si, en prenant 2g de vitamine C, vous développez des diarrhées, c’est que vous avez besoin de moins. Cependant, dans des circonstances de stress ou d’infection, votre organisme peut avoir besoin de beaucoup plus de vitamine C. Il faut alors que vous fassiez des tests pour déterminer les doses optimales dont vous avez besoin, dans ce contexte-là (même protocole que précédemment). Si vous ne le faites pas, vous prenez le risque d’affaiblir votre système immunitaire, ce qui rendra votre guérison plus longue (et donnera une chance au candida-albicans de s’étendre encore un peu plus).Le docteur Robert Cathart a même montré que l’organisme pouvait avoir besoin de 100g de vitamine C, dans certaines circonstances. Attention : ne jamais prendre de doses importantes de vitamine C sans supervision médicale. Par contre, une fois la crise passée (infection, stress, etc.), les doses qui étaient adaptées entraînent, comme avant, des diarrhées. En situation « normale », il est conseillé de prendre 1 à 3 grammes de vitamine C, en l’absence de réaction des intestins (diarrhée, etc.). Le système immunitaire en sera renforcé et pourra lutter plus efficacement contre le candida-albicans.

     

    L’ARGININE:

     Pour que la vitamine C renforce l’action des cellules T, il faut bien entendu que ces dernières soient suffisamment nombreuses dans l’organisme. En dessous du sternum se trouve la glande du thymus, qui produit des cellules T. Cette dernière peut devenir très paresseuse, ce qui entraîne une forte réduction du nombre de cellules T dans l’organisme. Pour pallier cela, vous pouvez prendre 3 grammes d’arginine par jour – un acide aminé qui stimule l’activité du thymus, pendant un mois. Faites cela au début du programme, quand l’organisme en a le plus besoin. Prenez-la avant de vous coucher, à jeun (ou presque), avec de l’eau.La prise d’arginine au long-terme est déconseillé, même s’il n’y a pas d’effets secondaires connus pour des doses de moins de 20 grammes par jour. Avec moins de 20 grammes par jour d’arginine vous risquez seulement d’avoir la peau plus épaisse au niveau des coudes. Mais cela disparaîtra avec l’arrêt du complément. Si la prise au long-terme est déconseillée c’est que le thymus pourrait y devenir dépendant.*Attention : si vous avez déjà souffert d’herpès, ne prenez pas d’arginine puisqu’elle favorise aussi son activité. L’herpès est inhibé par un autre acide aminé, la lysine.

    LES VITAMINES B: 

    sont un allié essentiel de votre système immunitaire. Cependant, dans le cadre du programme anti-candida, vous devez éviter celles qui sont dérivées de levures ou de champignons. De fait, un grand nombre de personnes souffrant de candidose avancée sont sensibles aux produits liés au champignons et levures. La prise de ces vitamines déclencherait une action immunitaire qui vous fatiguerait plus avant.Toutes les vitamines B sont disponibles sous forme de synthèse, et ce sont celles-la que vous devez demander à votre médecin/pharmacien.Les doses recommandées sont les suivantes : de vitamine B6 (pirydoxine)25 à 50 mg par jour   de vitamine B2: 25 à 50 mcg par jour  d’acide folique:  25 à 50 mcg par jour     500 mg par jour de vitamine B5, à prendre sous la forme de calcium pantothénate (renforce les lymphocytes B et utile notamment si vous souffrez d’allergies)

     

    LES MINERAUX:

     Le zinc, le magnésium et le sélénium sont tous recommandés pour les cas où le système immunitaire est affaibli (cf. « Medical Application of Clinical Nutrition », 1983). Ils doivent donc idéalement être ajoutés au programme anti-candida.Comme pour les vitamines B, assurez-vous que le sélénium ne soit pas dérivé de levures ou de champignons. Demandez sa forme de synthèse. Les doses recommandées sont les suivantes (prenez les minéraux pendant les repas, sauf le sélénium) : Zinc (zinc orotate, picolinate ou citrate) : 50 mg par jour (granions le soir au coucher) Selenium : 50 mcg par jour (Oligosol le matin à jeun)  Magnésium : 250 à 500 mg par jourAutres vitamines importantes :La vitamine E : Assurez-vous de la prendre sous sa forme naturelle, la D-alpha-tocopherol, et pas sous sa forme de synthèse, la D,L-alpha-tocopherol. Dose recommandée : de 200 à 400 UI (unités internationales) par jour. La vitamine A : sous la forme de beta-carotène, jusqu’à 100 000 UI par jour. La vitamine F : deux capsules de 500 mg par jour, composées d’onagre ou d’huile de graine de lin

    Note importante : si vous décidez de suivre la piste de l’automédication, c’est à vos risques et périls. Demandez conseil à un médecin.

     

    Re-colonisation des intestins via des probiotiques:

    Du choix des probiotiques

    Il est conseillé d’éviter les produits contenant d’autres bactéries que le L.acidophilus, Bifidobacterium et L.bulgaricus, comme le L.casei ou le Streptococcus Faecium. Vous ne prenez aucun risque avec ces deux dernières bactéries, mais vous aurez un produit de moins bonne qualité. Privilégiez aussi les produits avec un emballage en verre noir, avec une garantie d’activité des bactéries et une date d’expiration. Idéalement, il est écrit sur l’emballage que les produits sont à garder au frais, c’est un gage de qualité.Evitez les produits liquides, privilégiez les poudres (le meilleur) ou les capsules. Ne prenez pas de tablettes, le processus de fabrication limite le potentiel de colonisation des probiotiques. Assurez-vous aussi, si possible, que le produit n’a pas été centrifugé (en demandant au fabricant, par exemple). Ce procédé sépare les bactéries de leur milieu de culture, ce qui les abîme et réduit leur capacité à coloniser les intestins. Si vous le pouvez, choisissez les super-souches : le LB-51 pour le L.Bulgaricus (en option) et le DDS-1 pour le L.acidophilus.

     Si vous êtes sensibles aux produits laitiers, assurez-vous que les probiotiques n’ont pas été cultivés sur ce type de milieu. Même congelées, ces bactéries ne sont pas compatibles quand elles sont stockées ensemble. Essayez donc de les obtenir dans des conteneurs séparés, sauf dans le cas où elles ont été séparées par un procédé spécial de micro-encapsulation (qui sera précisé sur l’emballage). Suivez les indications du fabricant pour savoir si les bactéries doivent-être prises pendant ou après les repas.Ne vous laissez pas avoir par les labels « souche humaine » ou « adapté à la consommation humaine ». De fait, toutes les souches de bonne qualité sont adaptées à l’homme.

     Quand commencer la prise de probiotiques ?

    Certains médecins conseillent d’attendre une semaine ou deux après le début du régime anti-candida avant de prendre des probiotiques. Pour Leon Chaitow, il vaut mieux commencer immédiatement étant donné que le L.acidophilus et le Bifidobacterium aident la détoxification de l’organisme. Ces deux bactéries permettent donc d’éliminer les toxines produites par le candida, relâchées en plus grandes quantités quand il est détruit.De part son expérience, Leon Chaitow recommande les produits suivants : ceux de la marque Natren,  ceux de la marque Biocare, ceux de la marque culturelleCela ne veut pas dire que les autres marques ne valent rien, mais c’est sa préférence.Vous pouvez aussi acheter les produits de chez Biocare (jugement purement subjectif)

     

     Régime anti-candida basique avec ajout de pré-biotiques:

    Si votre régime alimentaire est riche en graisses animales et en glucides raffinés, le fonctionnement de ces bactéries est perturbé. A l’inverse, certains aliments, les prébiotiques, peuvent améliorer leur fonctionnement. Un prébiotique est défini comme un aliment « non-digestible, qui a des effets bénéfiques pour l’hôte en stimulant sélectivement la croissance et/ou l’activité d’un nombre limité de bactéries dans le colon et, par conséquent, améliore la santé de l’hôte. »Les prébiotiques sont donc une bénédiction : ils aident spécifiquement les bactéries amies, sans nourrir les organismes (potentiellement) responsables de vos problèmes de santé. En outre, même si ce sont des glucides, ils ne font absolument pas grossir étant donné qu’ils ne sont pas digérés.Les plus connus sont :  les fructo-oligosaccharides (FOS), les gluco-oligosaccharides (GOS),le lactosucrose En les prenant, même sur une courte durée, vous améliorerez rapidement l’équilibre de votre flore intestinale. Plusieurs fruits et légumes contiennent prébiotiques comme  : l’ail, l’oignon, la banane, les asperges, l’artichaut de Jérusalem, le poireau

     

    LA BIOTINE: 

    aussi appelée vitamine H, est produite par les bonnes bactéries de la flore intestinale. C’est un nutriment essentiel pour combattre l’activité du candida-albicans. Des recherches au Japon aux montré que la biotine inhibe la transformation du candida d’une levure (presque) inoffensive, en un mycélium agressif, qui provoque la formatin de porosités dans les intestins. La biotine est un nutriment essentiel: Les carences en biotine entraînent un grand nombre de symptômes : teint verdâtre, peau sèche qui pèle,manque d’appétit ,nausées,lassitude, douleurs musculaires.Le blanc d’oeuf contient une substance appelée avidine, qui est capable de se combiner avec la biotine, la rendant ainsi inopérante. L’oeuf cru ne doit donc pas être inclus dans le régime anti-candida (l’avidine est détruite par la cuisson, même légère).Il vous est conseillé de prendre de 350 à 500 mcg de biotine, trois fois par jour et entre les repas, avec des lactobacillus acidophilus.

     

    L’HUILE D’OLIVE (acide oléique):

    a une action similaire à celle de la biotine. La dose recommandée est de 6 cuiller à soupe par jour, divisées en trois prises. Vous pouvez les prendre avant, pendant ou après les repas. Assurez-vous que l’huile est vierge, pressée à froid, et, si possible, biologique. Attention : si vous faites chauffer l’huile d’olive, l’acide oléique est détruit.    °utilisation de traitement locaux (voir comment guérir du candida avec des produits naturels)Suivre l’évolution des symptômesPour commencer, faites la liste de vos symptômes sur une feuille de papier. Essayez d’être exhaustif, c’est important pour la suite. Vous complèterez ensuite le tableau des scores ci-dessous et vous en servirez pour suivre l’évolution de vos symptômes au jour le jour.Tableau des scores : permet de suivre l'évolution des symptômes liés au candida Chaque jour, vous noterez l’acuité de vos symptômes, de 0 - pas de symptôme, à 3, symptôme fort.Vous pouvez et vous devez le faire pour chacun de vos symptômes, comme la fatigue, les indigestions, les maux de tête, les douleurs musculaires, etc. Laissez le bas du tableau libre pour pouvoir faire le total de votre « score symptômes » chaque jour, ainsi qu’un peu d’espace pour noter les événements marquants de chaque journée. Vous noterez par exemple le jour où vous avez commencé les L.acidophilus, celui où vous avez attrapé un rhume ou encore celui où vous n’avez plus d’huile d’origan. En fait, il vous faudra noter tous les facteurs qui peuvent influencer votre « score symptômes », mais dont vous ne vous souviendrez plus quelques temps plus tard. Etant donné qu’il est difficile de prévoir l’effet que tel ou tel élément aura sur vos symptômes, je vous conseille de noter tous les faits inhabituels. Gardez votre tableau des scores à portée de main et remplissez-le toujours au même moment de la journée. Avant le repas du soir, par exemple, ou en allant vous coucher.La valeur du tableau des scores est considérable. Lorsque vous ferez un changement dans votre programme anti-candida, vous pourrez voir l’impact qu’a ce dernier sur chacun de vos symptômes, ainsi que sur votre score total. Et si certains de vos symptômes gardent un score haut malgré un suivi rigoureux du programme anti-candida, vous saurez qu’ils ont probablement une cause autre que la sur-croissance du candida-albicans.Autre avantage du tableau : vous y verrez à quel point votre score symptômes était élevé quelques semaines auparavant. Le fait de voir que vos score diminuent progressivement est très gratifiant, et vous apportera un soutien moral bienvenu dans le suivi rigoureux du programme anti-candida. Nombre d’entre-vous se posent la question de la pertinence du régime anti-candida dans leur cas. Le tableau score à lui seul pourrait vous donner la réponse.Vous aurez nécessairement des hauts et des bas dans vos symptômes, qui ne diminueront pas linéairement. Cependant, si la tendance n’est pas à la baisse, c’est que :    aucun de vos symptômes (ou peu) ne sont liés au candida-albicans ou;    vous ne suivez pas le programme anti-candida avec assez de rigueur. Il ne suffit pas de faire le régime anti-candida un repas sur deux. Le moindre écart vous fait repartir de zéro (même si vos symptômes chroniques vont en diminuant)

     

    LE TABLEAU SCORE SYMPTÔMES

     Le tableau score symptômes vous permet de suivre l’évolution de vos symptômes dans le temps, en fonction des changements que vous faites dans votre programme anti-candida ainsi que de certains événements (« je suis à court d’acidophilus », « j’ai attrapé un rhume », etc.). Il est indispensable dans le cadre du programme anti-candida et il vous aidera à guérir. Cependant, ne vous attendez pas à avoir d’amélioration majeure dans les deux premiers mois de suivi du programme, si votre candidose est sévère (notamment si vous souffrez de muguet oral en plus de vos symptômes chroniques). Attendez-vous aussi à voir vos scores symptômes augmenter pendant deux ou trois semaines. Le candida, alors qu’il est progressivement détruit, libère de grandes quantités de toxines (on parle de die-off du candida, en anglais)Le début du processus de détoxification peut aussi causer de nouveaux symptômes.En adoptant le programme anti-candida, vous changez votre style de vie de façon importante. Ces changements étant potentiellement stressants pour votre corps – au moins au début du programme, il faut lui laisser du temps pour s’adapter. Vous devrez donc introduire les changements suivants par étape d’une semaine (et donc ne pas tout faire d’un coup):   

     

    Eliminer tous les allergènes (gluten, lactose, etc.)   

    Réduire puis supprimer TOUS les sucres   

    Introduire des compléments alimentaires et des herbes pour renforcer votre système immunitaire   

    Adopter des stratégies de soutien du foie 

    Ajouter les pré- et pro-biotiques  

    Adopter les anti-fongiques naturels

     

    Cela vous fait donc un programme de six semaines. La règle n’est pas écrite dans le marbre, d’autant que certaines étapes sont liées, mais ce qu’il faut retenir c’est l’ordre des étapes, et le fait qu’il vous faudra y aller progressivement. (voir le détail du programme anti-candida)Attendez-vous à voir apparaître certains symptômes « bizarres » pendant ces 6 semaines, à cause des changements que vous imposerez à votre organisme, les compléments que vous prendrez, et au début du processus de détoxification :    transit intestinal perturbé,  « bruits » et gargouillements dans le ventre, nausées, maux de tête, fatigue, et ce de façon plus importante que ce que vous aviez l’habitude de vivre

    Ces désagréments ne doivent pas vous détourner du programme anti-candida… votre corps vous fait seulement comprendre que des changements sont en cours. C’est à ce moment-là que le suivi d’un médecin ainsi que les conseils de vos pairs (notamment sur le forum pour guérir du candida) sont le plus importants.Détail du programme anti-candida, en 10 étapesAvant toute chose, il vous faut arrêter tout traitement comportant des stéroïdes (dont la pilule contraceptive) ou des antibiotiques. Ne prenez pas cette décision seul : parlez-en à votre médecin. A partir de là, vous pourrez commencer le programme anti-candida. Ce dont je vais vous parler ci-dessous est un complément des 6 étapes décrites précédemment.

    Le programme anti-candida en 10 stratégies :   

    -Si vous souffrez régulièrement d’indigestions, de dyspepsie, de brûlures d’estomac et de ballonements, pensez à la supplémentation en chlorhydrate de bétaïne ou en Swedish bitters, pour voir si ces problèmes apparaissent parce que votre organisme ne produit pas assez d’acide chlorhydrique.

    -Si vous souffrez d’allergies ou d’intolérances alimentaires, introduisez une enzyme à large spectre dans votre programme, et notez-en les bénéfices pendant plusieurs semaines. Cela devrait reduire vos symptômes, et mettre vos intestins sur la voie de la guérison plus rapidement.

    -Si vous êtes sensible aux aliments produits par, ou contenant des levures ou des champignons, supprimez-les de votre alimentation pendant 2 ou 3 mois selon la méthode d’exclusion-rotation. Si vous pensez être intolérant au blé ou au lait, éliminez ces familles d’aliments pendant les 3 premiers mois du programme avec de re-tester leur impact sur vos symptômes.

    -Eliminez le sucre sous toutes ses formes et les céréales (donc la farine) raffinées. Et ce, dans tous les cas.  

    -Introduisez les compléments alimentaires pour renforcer votre système immunitaire ainsi que les herbes servant à détoxifier votre foie.

    -Une fois que vous aurez suivi les étapes précédentes et noté leur impact sur votre tableau des scores, vous pourrez passer aux étapes suivantes pour affiner votre programme anti-candida :

    -introduire les pré- et pro-biotiques tout en gardant à l’esprit qu’ils peuvent causer des ballonnements au début du traitement (à noter dans le tableau score symptômes)

    -introduire les anti-fongiques naturels qui vous conviennent dans votre programme. Il est inutile de tous les adopter. Choisissez-en un ou deux que vous pouvez trouver facilement, et de la meilleure qualité possible. On trouve de l’ail cru (préférable aux gélules) dans toutes les grandes surfaces.

    -mettre en oeuvre les stratégies servant à réduire la perméabilité des intestins, s’il y a des symptômes indiquant une irritation du système digestif (i.e. intolérances alimentaires, trop plein de mucus, etc.).

    -traitement local des mycoses

    Lorsque vous commencez le programme, le candida est progressivement détruit et libère de grandes quantités de toxines dans votre organisme (le die-off, en anglais). Pour réduire les symptômes liés à cette étape, vous pouvez prendre les compléments alimentaires suivants :

    -zinc, L-cysteine ou L-methionine et/ou L-carninine      

    -herbes pour aider le foie dans son processus de détoxification, comme le gingembre et/ou le chardon-marie

    Si vous souffrez d’une dysbiose intestinale, qui peut être la cause d’une accumulation de toxine dans les intestins et l’ensemble de votre organisme, vous tirerez pleinement bénéfice d’une irrigation du colon. Comme cela dépend des cas de chacun, renseignez-vous auprès de votre médecin.

    -Si vos symptômes ont bien diminué, vous pourrez réintroduire certains aliments interdits après deux mois de programme anti-candida. Suivez la méthode d’exclusion-rotation et notez bien les effets des aliments sur votre tableau des scores.

    Mon programme anti-candida est-il efficace ?

    -Si votre score symptômes diminuent régulièrement (dans tous les cas, des hauts et des bas vont persister), vous avez toutes les raisons de continuer. Mais si, après deux mois de programme anti-candida rigoureux, vos symptômes ne diminuent pas de façon importante, alors vous vous trompez probablement de piste (notez bien le probablement, rien n’est sûr, et cela dépend des cas de chacun). Si vous en êtes arrivé à ce point-là, consultez impérativement un médecin compétent, qui pourra vous aiguiller sur d’autres pistes (ou vous expliquer ce que vous avez mal fait). Ces recommandations s’appliquent dans la plupart des cas de candidose. Cependant, la guérison et les symptômes de chacun dépendent des sensibilités individuelles, ainsi que des facteurs environnementaux. Il m’est donc impossible de donner des conseils détaillés et adaptés à chaque individu.°A quelle fréquence consulter ?Vous devez consulter un médecin sensibilisé et/ou formé aux problématiques de candida-albicans :    au début de votre programme anti-candida    toutes les 6 à 8 semaines pendant les 6 premiers mois de votre programme

    PROGRAMME ANTI-CANDIDA DE MAINTENANCE

     Un programme anti-candida de maintenance est fortement conseillé une fois le candida sous contrôle :  

    - régime faible en sucre   

    - régime faible en graisse  

    - aliments complets et non altérés (éviter tous les produits de l’industrie agro-alimentaire et privilégier le BIO)

    Dans le programme de maintenance, la prise de compléments alimentaires pourra  être plus légère et se limiter à la prise de probiotiques et de vitamines.

     Quelques précisions avant de parler du régime anti-candida. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, certaines personnes souffrant de dyspepsie et de reflux gastro-oesophagiens n’ont pas l’estomac qui produit trop d’acide. En fait, leur estomac en produit trop peu, ce qui entraîne : digestion incomplète de la nourriture dans l’estomac d’où fermentation et production de gaz, activité du candida dans un environnement qui n’est pas suffisamment acide pour l’inhiber. Les chercheurs ont montré que l’environnement idéal pour le candida est légèrement alcalin (pH 7,4), tandis que ce dernier est totalement inhibé quand il y a trop d’acidité (pH 4,5). Les personnes prenant des anti-acides (comme les IPP, notamment) favorisent donc l’activité du candida-albicans dans leur système digestif.

    Les facteurs suivants peuvent expliquer que l’estomac ne produise pas assez d’acide :*Exposition à des polluants toxiques comme les métaux lourds*Consommation excessive de café*Carence en zinc, nutriment essentiel à l’organisme, pour la formation des acides.

    Passer aux compléments à base de plantes, notamment les swedish bitters, un mélange d’herbes comme le pissenlit, à prendre deux ou trois fois par jour, 20 minutes avant les repas ou prendre de la cannelle. Il peut-être utile de prendre des compléments d’enzymes digestives, qui aident à digérer la nourriture, notamment si vous souffrez d’allergies ou d’intolérances alimentaires. Préférez les enzymes à large spectre.La question des aliments à base (ou dérivés) de levures.

    L’étape la plus importante pour remettre le candida-albicans sous contrôle c’est l’exclusion du sucre, sous toutes ses formes. Toute personne souffrant de sucroissance du candida doit s’y plier. Par contre, seules les personnes sensibles ou allergiques au candida et à ses toxines doivent impérativement éviter les aliments à base de levures et leurs dérivés (ainsi que tout ce qui contient des moisissures), pendant au moins 3 mois. Cela arrive notamment quand le candida, en se transformant en mycélium, a abimé la paroi intestinale.Quels aliments contiennent des levures et/ou des moisissures ?Levures, Levures sèches.

    Ces aliments ont tendance à aggraver les symptômes dus au candida, notamment les ballonnements et autres gaz, souvent dus à des intolérances alimentaires. De fait, quand une personne est intolérante/allergique au candida, elle a tendance a réagir de la même façon face à un champignon/une levure d’une autre espèce. Alors comment savoir si votre organisme est sensible au candida-albicans ? Si vous avez des symptômes suite à l’ingestion de champignons ou de produits à base de levure/contenant des moisissures, vous avez de grandes chances de l’être. Ca n’est pas évident puisqu’un grand nombre de produits contiennent des levures ou sont recouverts de moisissures, sans que vous le sachiez (par exemple, les fruits secs). Commencez donc par supprimer tous les produits suivants de votre régime, et réintroduisez-les un par un en suivant la méthode de rotation-exclusion (et en notant bien tous les symptômes).

    Les personnes sensibles au candida doivent donc éviter, en plus de tous les aliments contenant des céréales raffinées et du sucre : les champignons, les truffes, la sauce soja, les gélules médicaments ou compléments ayant un enrobage à base de soja,  les soupes préparées le thé noir babeurre ou crème sure tous les fromages tous les fruits secs (beaucoup de moisissures à la surface) toutes les boissons fermentées, comme la bière, le vin, le cidre, la ginger ale et les alcools forts tous les produits maltés tout ce qui contient du glutamate de monosodium, souvent dérivé des levures  tous les vinaigres (on le trouve souvent dans les sauces ainsi que dans les décorations de plats au restaurant, dans les choucroutes, les olives et les marinades)

    Note : certains experts ne sont pas d’accords sur l’intérêt de l’exclusion du vinaigre et des produits en contenant (choucroute, cornichons, olives, etc.). Le vinaigre de cidre étant bon pour la santé, le mieux c’est que vous l’essayez selon la méthode d’exclusion-rotation.

    Il est possible de trouver la plupart de ces produits sous une forme non dérivée de levures. Pour votre bien, demandez à votre pharmacien s’il les a en stock ! Ces aliments de « nourrissent » pas le candida directement. Si vous êtes sensibles aux levures, les aliments en contenant affaibliront votre système immunitaire qui devra les combattre en plus de tous les micro-organismes étrangers, comme le candida. Cela laissera donc le champ libre au candida-albicans, d’où une augmentation de vos symptômes après la consommation d’aliments contenant des levures ou des dérivés de ces dernières.De fait, si vous vous rajoutez des contraintes inutiles, vous réduisez vos chances de tenir le régime anti-candida.

     

     Méthode d’exclusion/rotation:

     Si vous n’êtes pas certains qu’un aliment est mauvais pour vous, vous pouvez un des deux protocoles suivants :

    Eliminez l’aliment de votre régime pendant 15 jours, puis re-consommez-en deux fois dans la même journée. Si vous ne souffrez ni de palpitations, ni de fatigue soudaine, ni d’impression de « brouillard » inhabituelle, ni de sensation bizarre dans la gorge et qu’aucun de vos symptômes ne se réveille dans les 24 heures qui suivent, alors vous pouvez réintroduire cet aliment dans votre régime. La façon la plus sure de l’introduire est de suivre la méthode de rotation. Vous ne mangez donc l’aliment que tous les 4 ou 5 jours, pendant 3 mois, le temps que votre flore intestinale se renforce.

    Eliminez l’aliment ou toute la famille d’aliments (produits laitiers ou levures, céréales, etc.) pendant une semaine, puis remangez normalement. Pendant toute la période, notez précisément vos symptômes, et leur évolution en termes d’intensité (notez donc avant l’évitement, pendant, puis après). Si vous vous sentiez mieux pendant la semaine où vous évitiez l’aliment ou la famille d’aliments (moins de symptômes ou symptômes diminués en intensité), et qu’ils sont revenus juste après, cela veut dire que l’aliment ou la famille tout entière oit être éviter pendant plusieurs mois avant d’être re-consommé.Si vous êtes vraiment sensibles à un aliment en particulier, il est possible que vous souffriez de symptômes de retrait pendant quelques jours, après le début de votre nouveau régime (des symptômes que vous n’aviez pas auparavant). C’est normal et cela montre en fait que l’aliment que vous évitez désormais affaiblissait votre système immunitaire.

     Les aliments riches en sucre: 

    Le sucre (sucrose) doit être évité à tout prix dans la bataille pour inhiber le candida-albicans. Cela concerne le sucre blanc, le sucre brun, le sucre noir, et toutes les autres teintes. Le sucre sain n’existe pas. Votre organisme n’a pas besoin d’apports de sucre. Le taux de glucose dans le sang (autour de 1 gramme par litre, la plupart du temps) couvre toujours les besoins des organes, quels que soient les apports extérieurs et les dépenses en énergie des organes. Il est capable de le métaboliser lui-même, et c’est ce qu’il a toujours fait dans l’histoire de l’humanité (de moins en moins, certes, durant des 100 dernières années, et c’est bien le problème…).

    Le seul avantage du sucre, c’est le goût qu’il donne aux aliments. TOUS les sucres favorisent la prolifération du candida-albicans. Cela comprend les sirops, le miel, le fructose, le maltose, le glucose, le sorbitol, le sucre des dattes, le sirop d’érable, et tous les aliments sucrés, même légèrement. Ainsi les bonbons, le chocolat et autres jus de fruits doivent-être évités.On peut trouver curieux de devoir éviter le miel. Après tout, c’est un produit naturel, non raffiné, qui conserve longtemps et qu’il n’a pas l’air de moisir.

     Le miel est hygroscopique, c’est-à-dire qu’il a tendance à absorber l’humidité de l’air. Plus le miel absorbe l’humidité de l’air, et plus le niveau d’eau à sa surface augmente. A partir d’un certain point, le sucre à la surface sera suffisamment dilué pour que les levures et les bactéries présentes à la surface puissent croître. Pour éviter cela, le miel est chauffé avant d’être vendu, et on y ajoute souvent des conservateurs comme le benzoate de sodium, qui inhibe la croissance des levures.C’est pourquoi le Dr. Truss interdit la consommation de miel pendant toute la durée du programme anti-candida.

     Les céréales raffinées:

    Vous devez éviter le pain, les pâtisseries, les biscuits et les gâteaux étant donné qu’ils contiennent des levures. Mais ces aliments sont doublement indésirables : ils sont essentiellement composés de farines raffinées (sauf quand il est précisé qu’ils ne contiennent que des farines complètes). Par conséquent, vous devez à tout prix éviter ces aliments, même au milieu de votre régime, une fois que vos symptômes se sont calmés. Toute farine plus raffinée que la farine intégrale est donc indésirable. De fait, les farines raffinées contiennent moins de fibres et de nutriments, et deviennent de la nourriture pour les levures plus que pour vous. Et plus la farine est raffinée, plus son index glycémique est élevé, ce qui favorise l’apparition de diabètes, etc. Réduire les quantités de céréales raffinées ingérées diminue le taux de multiplication des levures, et devrait donc limiter les quantités de toxines envoyées dans le sangLes céréales complètes, comme le blé complet, le riz brun, le millet et l’avoine sont désirables et doivent faire partie de votre régime alimentaire. Tout comme les farines intégrales.

     

    Ndt :  Certaines personnes souffrent aussi de la consommation de céréales complètes, et dans certains régimes comme le régime GS, ces dernières sont totalement exclues. D’autant que les résidus de pesticides s’accumulent dans l’écorce des grains des céréales, donc manger des farines intégrales et des céréales complètes non biologiques peut se révéler nocif. En résumé, si vous voulez manger des céréales complètes, choisissez-les BIO, et si vous n’êtes pas sûr que cette famille d’aliments vous convient, faites un test en suivant la méthode d’exclusion – rotation détaillée ci-dessus.

    De nombreux aliments transformés contiennent des sucres « cachés » ou des petites quantité de farine raffinée, qui leurs sont ajoutés pendant le processus de préparation/transformation. On ne trouve pas de sucre ou de farine dans leurs équivalents naturels, mais ces produits sont très utilisés par l’industrie agro-alimentaire pour des questions de conservation, de texture, ou tout simplement parce qu’il reste des résidus dans les machines. Ainsi la plupart des boites de conserve et certains aliments surgelés (notamment tous les plats déjà prêts) contiennent du sucre ou de la farine. Il sont donc indésirables, d’autant qu’ils n’ont pas d’intérêt sur le plan nutritionnel. Il y a 100 ans, la quantité de sucre consommée dans les pays riches était de 9 kg par personne et par an. L’alimentation était alors bien plus riche en nutriments essentiels. Aujourd’hui, les Américains et les Anglais en consomment 45 kg par personne et par an, soit 5 fois plus. Le corps humain a des capacités d’adaptation exceptionnelles, mais un siècle c’est bien trop court pour un tel bouleversement.

     Le surmenage des organes:

     Le pancréas est l’organe qui produit l’insuline ainsi que les enzymes essentiels qui digèrent les protéines. Il est stressé lorsque votre régime alimentaire est riche en sucre, et peut rapidement devenir « surmené ». Lorsque vous consommez du sucre ou un aliment en contenant, votre pancréas produit de l’insuline pour réguler le niveau de sucre dans votre sang. Il produit aussi de l’insuline lorsque vous buvez du thé ou du café, même sans sucre. Ces boissons causent en effet la libération de sucre par le foie (le stress a le même effet, car il entraîne la production d’adrénaline, qui stimule le foie).

    Un régime alimentaire riche en sucre, thé, café, alcool, coca-cola et chocolat (qui contiennent de la caféine, qui stimule le foie et le fait libérer du sucre), favorise l’apparition du cycle de surmenage des organes, et notamment le foie et le pancréas. Le problème, c’est que la plupart des habitants des pays riches ont adopté ce régime. D’un autre côté, il est facile d’en sortir avec un peu d’effort, et les premiers résultats sont presque immédiats.

    Les fluctuations du niveau de sucre dans le sang ont un effet profond sur votre personnalité. Elles sont dues à un cercle vicieux : d’un côté les prises de sucre et le sucre relâché par le foie augmentent le taux de sucre, ce qui entraîne la production d’insuline par le pancréas, pour réduire le taux de sucre. Comme les prises de sucre et les « stimulations » du foie (caféine, théine, alcool ou stress) sont répétées, le cercle vicieux est permanent. Les organes sont surmenés et les fluctuations du niveau de sucre vous fatiguent et altèrent votre personnalité.D’ailleurs, un régime alimentaire riche en sucre implique souvent des carences en aliments riches en vitamines et minéraux dont l’organisme a besoin. Ce régime altère donc le fonctionnement d’autres systèmes de l’organisme, comme le système immunitaire.

    Ce cercle vicieux peut prendre des années à se mettre en place. Une sensation de mal-être s’installe progressivement. L’activité du candida augmente, imperceptiblement au départ, causant progressivement plus de symptômes. Le sucre est bien une drogue « pure, blanche et mortelle ».

    Pendant au moins trois semaines après le début du régime, il est conseillé d’éviter les fruits frais, à cause de leur haute teneur en fructose. Et même après trois semaine, vous n’aurez droit ni aux melons, ni aux pommes et ni aux raisin, qui sont trop riches en fructose.

     Supprimez le lait de votre régime:

    Le lait contient son propre sucre, le lactose. C’est pour cette raison qu’il doit-être exclu de votre régime alimentaire. Seule exception à cette règle : les yahourts. Attention cependant, ils doivent impérativement être « vivants ». Certains contiennent des probiotiques morts ou incapables de se multiplier. D’autres ont du sucre ajouté. Les yahourts sont bénéfiques pour vous puisqu’ils contiennent des probiotiques qui inhibent le candida (notamment grâce à la production de vitamine B) et favorisent l’équilibre de la flore intestinale.

     Les autres aliments à éviter:

    La viande et le poisson fumé, les saucisses et le corned-beef sont proscrits car ils contiennent des substances artificielles, dont certaines sont dérivées des levures, qui perturbent votre flore intestinale et ralentissent donc votre guérison. Evitez toutes les noix, sauf celles qui sont en coque. Ce sont des aimants à moisissures lorsqu’elles sont rances. D’ailleurs tous les produits conservés pendant longtemps, à part les surgelés, sont nocifs pour vous. Ils sont susceptibles d’être légèrement moisis, même si ça ne se voit pas.

     De la motivation:

    Le succès d’un programme anti-candida dépend de nombreux facteurs, mais le plus important reste la motivation. Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour vous sentir mieux ? Vous avez désormais votre santé en main. Il vous reste toujours un grand nombre d’aliments excellents, et bons pour la santé, que vous pouvez manger à loisir. Il est probable qu’une fois que vous aurez l‘habitude de manger de façon très saine, vous ne voudrez plus réintroduire les « indésirables » dans votre régime, même lorsque le candida sera sous contrôle.Les bonnes habitudes alimentaires

     Petit déjeuner:

    Pour composer un petit déjeuner anti-candida, je vous propose de piocher des idées parmi les suggestions suivantes : Bouillie d’avoine. Ajoutez-y un peu de cannelle et des noix de cajou fraîches pour plus de saveur. N’utilisez ni sucre ni miel, qui sont les aliments préférés du candida-albicans. Préparez votre bouillie avec de l’eau, et pas du lait, comme c’est le cas dans la recette traditionnelle. Vous pouvez y verser un peu de FOS, qui ont un léger goût sucré et sont parfaits pour nourrir votre flore de bactéries amies.

    Mélanges de graines et de noix. Vous pouvez utiliser des graines de tournesol, de citrouille, de sésame, de lin, avec des flocons d’avoine ou de millet. Mangez ce mélange tel quel ou faites-le tremper dans un peu d’eau pendant la nuit. Autre idée : ajoutez un peu de yahourt frais (et « vivant ») à votre mélange. Je vous conseille de préparer vos yahourts vous-même, pour vous assurer qu’ils remplissent ces deux conditions. Rajoutez à loisir germe de blé, noix fraîchement ouvertes et FOS.

    Deux oeufs, cuits de la façon dont vous préférez. Ne mangez surtout pas d’oeufs crus. Ils contiennent de l’albumine, qui est éliminée pendant la cuisson. Du riz complet BIO, avec du poisson, éventuellement. Des pancakes de riz et d’avoine (aucun sucre, ajoutez-y du FOS si nécessaire) Du poisson (pas fumé) ou de la viande (ni fumée ni salée)    Des flocons de riz complet, avec du yahourt. Ne mangez de muesli que s’il est fait maison. Les mueslis tout prêts contiennent souvent des noix et des noisettes rances (aimants à moisissures), et du sucre ou du miel. Vous pouvez vous préparer votre propre muesli avec des flocons d’avoine ou de millet, et quelques noix fraîches. Un yahourt nature et « vivant ». Préparez donc vos propres yahourts, pour vous assurer qu’ils sont d’une excellente qualité. Vous pouvez le manger avec quelques graines (notamment de tournesol, de lin, de citrouille, ou de sésame), ainsi qu’un peu de F.O.S.

     Que boire au petit déjeuner ? Vous avez plusieurs options :

    Thé vert (éviter le thé noir), Thé de Chin, Thé de pau d’arco, Tisane comme la camomille ou le Rooibos Tout cela doit bien évidemment être pris sans sucre. Il est conseillé de boire au moins 1,5 litres d’eau minérale ou filtrée par jour… 2,5 litres idéalement.

    Après trois semaines de programme anti-candida, vous pourrez ajouter des fruits à vos petits déjeuners. Cela vous permettra de compléter les menus 1, 2 et 7 avec des tranches de banane (bien mure) ou d’autres fruits frais… sauf les pommes, le raisin ou les melons, qui sont trop riches en fructose pour le régime anti-candida. Les fruits peuvent constituer un menu à part entière, accompagnés d’une poignée de noix fraiches et/ou de graines. Continuez cependant à éviter les jus de fruits, qui, la plupart du temps, contiennent des sucres cachés (et même lorsqu’il est précisé « sans sucres ajoutés »).

    Les menus 1 et 2 sont les plus riches en fibres. Ce sont donc les plus désirables dans le cadre du régime anti-candida. Pour augmenter la teneur en fibre des autres menus, ajoutez une ou deux cuillères à café de graines de lin et de son (mélangez à 50/50). Il a été prouvé qu’un régime riche en fibres est le meilleur moyen de guérir du candida.

    Le Dr. Jeffrey Bland écrit d’ailleurs :Le régime anti-candida doit être plus riche en fibres qu’un régime normal. Il faudra manger du son d’avoine pour accroître la surface d’absorption des matières fécales et accélérer l’élimination des toxines (comme nous l’avons vu dans l’article sur comment guérir du candida avec des produits naturels, les intestins sont responsables de plus de 25% du processus de détoxification de l’organisme). Mangez 3 repas par jour. N’en sautez aucun, sauf si vous vous sentez mal ou que vous n’avez aucun appétit. « J’ai trop de boulot » n’est pas une excuse pour sauter un repas, surtout quand on souffre de problèmes alimentaires comme c’est surement votre cas si vous êtes arrivés jusqu’ici.

     MACHEZ ! (mais pas trop surtout pour les porteurs d'amalgames dentaires sinon risque de libération de mercure)

    Mâchez bien vos aliments, et notamment les hydrates de carbone (les féculents). Pour pouvoir digérer ces derniers, votre système digestif a besoin des enzymes présents dans la salive, qui permettent de casser leurs chaînes moléculaires. Evitez donc de boire pendant les repas, quelle que soit la boisson. Plus vous buvez, et moins vous avez besoin de mâcher pour avaler. Les repas riches en fibres sont les plus adaptés au régime anti-candida. Contrairement aux aliments raffinés et/ou riches en sucre, ils assurent un apport régulier de sucres naturels dans le sang. La glycémie est stabilisée, ce qui permet d’éviter les variations d’énergie et sauts d’humeurs, principaux responsables des envies de sucreries et d’en-cas.

     DU CHOIX DE LA VIANDE:

    La plupart des viandes, volailles et oeufs contiennent des résidus d’antibiotiques et de substances hormonales données aux animaux. De plus en plus d’élevages de poissons utilisent des antibiotiques et le saumon et le thon sont chargés en mercure. Consommer régulièrement ces produits veut donc dire compromettre la réussite du programme anti-candida… sauf s’ils proviennent d’une source qui n’utilise pas ces produits (agriculture biologique, éleveur de confiance, etc.).

    Vous devrez donc favoriser les viandes BIO et les petits poissons (sardines, maquereaux, anchois qui ne sont pas chargés en métaux lourds).

    Ndt : le problème de ce type d’alimentation, c’est son coût. La viande BIO coûte extrêmement cher. Donc si vous n’en avez pas les moyens, choisissez de la viande de bonne qualité. Les oeufs BIO ne coûtent pas beaucoup plus cher que les oeufs label rouge. Une autre solution serait de devenir végétarien… et de manger BIO, bien évidemment. Mais je pense qu’avant cela, le plus important est de ne plus consommer de sucres et de céréales raffinées, et de s’y tenir. Préoccupez-vous de la viande ensuite, une fois que vous vous en sortirez avec le régime anti-candida. Certaines viandes sont moins sujettes aux résidus d’antibiotiques et d’hormones. C’est le cas du lapin, du mouton et de l’agneau, qui vous devez manger en priorité, si vous mangez de la viande non BIO… tout comme les poissons sauvages (qui, eux, par contre, peuvent contenir des quantités importantes de métaux lourds). Toutes les autres viandes, et notamment le poulet, le boeuf et le porc, doivent être consommées BIO (Ndt : quand c’est possible… encore une fois ce n’est pas la priorité). 

     LES LEGUMES:

    Si possible, adoptez une alimentation biologique. Pour que votre régime alimentaire soit riche en fibres, c’est-à-dire optimal pour guérir du candida, il vous faut consommer beaucoup de légumes frais. Favorisez les légumes riches en fructo-oligosaccharides (FOS), comme les oignons, les asperges, l’ail, les artichauts de Jérusalem ainsi que les poireaux. Cuisez vos légumes à la vapeur. C’est la meilleure façon de conserver les nutriments qui sont souvent détruits ou perdus lorsqu’on les fait bouillir. Et ces nutriments sont essentiels à votre système immunitaire… plus encore quand vous souffrez de candidose.ex: manger à volonté des légumes verts (et verts seulement à l’exception des petits-pois) crus en salade avec un peu de jus de citron et de l’huile d’olive. Le soir, on peut manger des légumes légèrement bouillis et assaisonnés d’herbes fraîches. 

     LES PROTEINES:

     Les sources de protéines ne sont pas exclusivement animales. Au contraire, pour des questions de santé (et de portefeuille…), il est préférable de consommer moins de viande et d’en remplacer une partie par des protéines végétales. Il est conseillé de combiner des céréales et des graines de légumineuses, pour un apport de protéines optimal. Exemple de repas : du millet avec des pois chiches, ou du riz brun avec des lentilles. Les doses de protéines nécessaires varient d’une personne à l’autre. Pour être en bonne santé, les personnes de l’Asie de l’Est ont besoin de moins de protéines que les Européens du Nord… l’écart vient de différences de digestion et d’assimilation des protéines. Si on généralise grossièrement, cela donne 50g de protéines d’excellente qualité en Asie de l’Est, contre 75g en Europe du Nord. Cela varie, bien sûr, en fonction des niveaux d’activité. Ainsi, si vous mangez des yahourts natures et « vivants » (apport de protéines) pour les probiotiques, vous pouvez vous passer de protéines pour le déjeuner ou le dîner, puisqu’ils constituent un bon apport de protéines. Adaptez l’équilibre entre protéines d’origine végétale et animale en fonction de vos besoins. Ecoutez votre corps, et répondez à vos besoins tout en évitant les excès. Plus vous allez manger sainement, et plus votre corps vous enverra des signaux cohérents et faciles à comprendre, puisqu’il sera en bonne santé.

    Les goûts de chacun et les combinaisons d’aliments possibles étant innombrables, on ne peut que donner des conseils d’ordre général pour le régime anti-candida. Ainsi les règles majeures sont les suivantes : Evitez tous les sucres et les céréales raffinées, ainsi que tout ce qui en contient.

    Ne consommez pas d’aliments et de boissons fermentées.  Favorisez la viande et le poisson « sains », c’est-à-dire évitez au maximum toutes les sources utilisant des antibiotiques et des stéroïdes ou métaux lourds. Mangez au moins 3 repas par jour (pour certaines personnes, il vaut mieux en manger 5, plus légers) Mangez suffisamment de protéines chaque jour.  Assurez-vous que votre régime alimentaire est suffisamment riche en fibres. Pour cela, mangez beaucoup de légumes, un peu de millet et d’avoine, et des graines de tournesol, de citrouille, etc. Ne mangez pas de fruits pendant les 3 premières semaines du programme. Passé ce délai, vous ne pourrez toujours pas consommer de pommes, de melons et de raisin, qui sont trop riches en fructose. Les jus de fruits sont proscrits, étant donné qu’ils contiennent souvent des sucres cachés (même quand ce n’est pas précisé sur l’étiquette)

     ELARGIR LE REGIME ANTI-CANDIDA

    Après deux mois de régime anti-candida, vos symptômes seront bien calmés. Vous aurez alors le droit de tester quelques aliments supplémentaires. Mais ne le faites que si vous ressentez une amélioration, et pas avant la fin du deuxième mois. Quand vous introduirez un aliment « interdit » dans votre régime, notez soigneusement les symptômes que cela produit. Après une semaine d’observation, si aucun symptôme n’est apparu, vous pourrez tester un autre aliment… et ainsi de suite. Mais si les symptômes réapparaissent, revenez-en au régime anti-candida strict, jusqu’à ce qu’ils se calment.

    De telles expérimentations ne sont nécessaires que si vous vous sentez trop contraint par le régime anti-candida strict. Si vous en êtes capables, vous pouvez, et c’est encore mieux, suivre ce dernier pendant toute la durée du traitement. Vous devrez alors suivre les consignes pendant au moins 6 mois. Gardez à l’esprit que les aliments « interdits » dans le régime anti-candida peuvent faire revenir vos symptômes… même si ce n’est pas forcé. Si cela arrive, vous devrez vous montrer patients pendant encore quelques temps. Un grand nombre d’ouvrages existent sur la méthode de rotation, et qui pourront vous aider à mettre en place une stratégie pour manger certains aliments de façon périodique.

    Même après 2 mois de programme anti-candida, ne réintroduisez pas d’aliment contenant du sucre, le carburant préféré du candida. Si vous ne pouvez pas tenir sans, réintroduisez un peu de miel dans votre régime.Ndt : si au bout de quelques temps, vous ressentez une addiction au miel, c’est qu’il est temps d’arrêter." Il y a quelques années, j’en mangeais énormément sans comprendre pourquoi… je ne connaissais pas, à l’époque, le candida-albicans. Je savais que j’étais intolérant au gluten, au lactose et au sucre et je les évitais, mais je ne soupçonnais pas le miel, un produit des plus naturels. Pourtant, à l’époque, je souffrais encore de nombreux symptômes, que j’attribuais au stress. J’ai compris plus tard que c’était probablement le candida qui, par l’intermédiaire de ses toxines, avait contribué à créer chez moi un comportement addictif."

    Faites donc très attention au miel, et à tous ces aliments qui peuvent paraitre inoffensifs, comme les fruits. Le plus dur dans le cas d’une d’addiction, c’est d’en prendre conscience. Vous aurez tendance à vous mentir à vous-même… surtout que vous ressentirez un besoin désespéré pour cet aliment en particulier. Dans ce cas, ce sont souvent vos proches qui, étonnés par votre appétit d’ogre, vous mettrons sur la voie. Arrêtez alors de consommer cet aliment, et notez bien le changement que cela entraine dans vos symptômes.

    Autres informations essentielles pour le régime anti-candida: des moisissures sont présentes sur la plupart des fruits et légumes. Vous devez donc :  les manger le plus vite possible. Plus ils sont conservés longtemps, plus les moisissures se développent…bien les laver. Un bon lavage permet de diviser le nombre de levures et de bactéries présentes à la surface par 10. Commencez par enlever les tiges et les queues, la où la poussière s’accumule… sinon l’eau ne fera que déplacer la poussière sur les parties comestibles. Utilisez de l’eau chaude (>55°C) : elle élimine davantage de micro-organismes que l’eau froide, et la chaleur contribue à éliminer les polluants en profondeur. Frottez le légume/fruit sous l’eau chaude pendant 30 à 60 secondes. Voilà, c’est prêt !Les levures pullulent aussi sur les grains de toutes sortes.

    Ainsi, moins ils ont été conservés et mieux ça vaut… de nombreuses personnes atteintes de sur-croissance du candida sont intolérantes à plusieurs sortes de grains et de céréales. Ces sensibilités diminueront normalement après quelques mois de régime anti-candida strict. Ne réintroduisez les aliments auxquels vous êtes sensibles qu’en suivant le protocole d’expérimentation décrit ci-dessus.

    Attention aux noix, qui sont autorisées dans le régime anti-candida mais attirent les moisissures. Les cacahouètes et les pistaches, notamment, sont les plus gros aimants à moisissures. Toutes les noix, sauf si elles sont fraîchement cueillies et ouvertes, ont des moisissures à la surface. Ne mangez que des noix de saison et en coque… ou évitez-les complètement.A part un peu de beurre et des yahourts natures et « vivants », évitez les produits laitiers.

     Si vous êtes au restaurant ou que des amis vous invitent à manger, choisissez (si c’est possible…) des plats classiques et sans surprises. Evitez les sauces, les desserts et les farces, qui causent souvent de très mauvaises surprises. Le pari le plus sûr reste de prendre une viande ou du poisson avec de la salade ou des légumes. Attention… les restaurants font toujours preuve de créativité pour ajouter des aliments interdits à des plats classiques (de la panure par ci par là, par exemple)… c’est aussi comme ça qu’ils justifient leurs prix. Précisez donc bien à la commande que vous voulez vos plats avec sauce à part, et/ou avec de l’huile d’olive. Même s’ils ne le font pas toujours de bonne grâce, les cuisiniers sont assez flexibles puisqu’ils disposent de nombreux accompagnements. Buvez de l’eau plutôt que du vin.

     Qu’en est-il des sucres de substitution pour ceux qui ne peuvent se passer de sucré ?

    Le mieux reste le fructo-oligosaccharide (F.O.S) qui, non seulement ne sert pas de carburant candida-albicans, mais nourrit spécifiquement les probiotiques. Il a un agréable goût sucré. Vous pouvez en ajouter à vos plats en toute sécurité… même en grandes quantités. Pour favoriser l’équilibre de votre flore intestinale, n’en consommez pas moins de 8g par jour.

    De la consommation d’eau:

    Vous devez filtrer l’eau du robinet. Il existe de nombreux filtres abordables, notamment ceux au charbon actif, disponibles dans les magasins BIO.Attention, le filtre est un récupérateur de métaux donc changer le filtre toute les semaines sous peine de vous intoxiquer! La plupart des eaux minérales sont compatibles avec le régime anti-candida. Evitez cependant les eaux gazeuses si vous souffrez de ballonnements et/ou de gaz. Le café et le thé sont interdits non seulement parce qu’ils contiennent souvent des moisissures, mais aussi parce qu’ils entrainent la libération de sucre par le foie. Ce sucre sert de nourriture au candida, et sollicite le pancréas, qui peut se fatiguer rapidement et entrer dans le cercle vicieux du surmenage des organes (cf. ci-dessus). Autre bonne raison de ne pas boire de thé : il limite la capacité de l’organisme à absorber le fer et les protéines. Le café est suspecté de favoriser le développement de certains cancers.

    Quelques précisions avant de parler du régime anti-candida. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, certaines personnes souffrant de dyspepsie et de reflux gastro-oesophagiens n’ont pas l’estomac qui produit trop d’acide. En fait, leur estomac en produit trop peu, ce qui entraîne : digestion incomplète de la nourriture dans l’estomac d’où fermentation et production de gaz, activité du candida dans un environnement qui n’est pas suffisamment acide pour l’inhiber. Les chercheurs ont montré que l’environnement idéal pour le candida est légèrement alcalin (pH 7,4), tandis que ce dernier est totalement inhibé quand il y a trop d’acidité (pH 4,5). Les personnes prenant des anti-acides (comme les IPP, notamment) favorisent donc l’activité du candida-albicans dans leur système digestif.

    Les facteurs suivants peuvent expliquer que l’estomac ne produise pas assez d’acide

    *Exposition à des polluants toxiques comme les métaux lourds

     *Consommation excessive de caf

     *Carence en zinc, nutriment essentiel à l’organisme, pour la formation des acides.

    Passer aux compléments à base de plantes, notamment les swedish bitters, un mélange d’herbes comme le pissenlit, à prendre deux ou trois fois par jour, 20 minutes avant les repas ou prendre de la cannelle.

    Il peut-être utile de prendre des compléments d’enzymes digestives, qui aident à digérer la nourriture, notamment si vous souffrez d’allergies ou d’intolérances alimentaires. Préférez les enzymes à large spectre.La question des aliments à base (ou dérivés) de levures.

    L’étape la plus importante pour remettre le candida-albicans sous contrôle c’est l’exclusion du sucre, sous toutes ses formes. Toute personne souffrant de sucroissance du candida doit s’y plier. Par contre, seules les personnes sensibles ou allergiques au candida et à ses toxines doivent impérativement éviter les aliments à base de levures et leurs dérivés (ainsi que tout ce qui contient des moisissures), pendant au moins 3 mois. Cela arrive notamment quand le candida, en se transformant en mycélium, a abimé la paroi intestinale.Quels aliments contiennent des levures et/ou des moisissures ?Levures, Levures sèches.

    Ces aliments ont tendance à aggraver les symptômes dus au candida, notamment les ballonnements et autres gaz, souvent dus à des intolérances alimentaires. De fait, quand une personne est intolérante/allergique au candida, elle a tendance a réagir de la même façon face à un champignon/une levure d’une autre espèce. Alors comment savoir si votre organisme est sensible au candida-albicans ? Si vous avez des symptômes suite à l’ingestion de champignons ou de produits à base de levure/contenant des moisissures, vous avez de grandes chances de l’être. Ca n’est pas évident puisqu’un grand nombre de produits contiennent des levures ou sont recouverts de moisissures, sans que vous le sachiez (par exemple, les fruits secs). Commencez donc par supprimer tous les produits suivants de votre régime, et réintroduisez-les un par un en suivant la méthode de rotation-exclusion (et en notant bien tous les symptômes).

    Les personnes sensibles au candida doivent donc éviter, en plus de tous les aliments contenant des céréales raffinées et du sucre : les champignons, les truffes, la sauce soja, les gélules médicaments ou compléments ayant un enrobage à base de soja,  les soupes préparées le thé noir babeurre ou crème sure tous les fromages tous les fruits secs (beaucoup de moisissures à la surface) toutes les boissons fermentées, comme la bière, le vin, le cidre, la ginger ale et les alcools forts tous les produits maltés tout ce qui contient du glutamate de monosodium, souvent dérivé des levures  tous les vinaigres (on le trouve souvent dans les sauces ainsi que dans les décorations de plats au restaurant, dans les choucroutes, les olives et les marinades)

    Note : certains experts ne sont pas d’accords sur l’intérêt de l’exclusion du vinaigre et des produits en contenant (choucroute, cornichons, olives, etc.). Le vinaigre de cidre étant bon pour la santé, le mieux c’est que vous l’essayez selon la méthode d’exclusion-rotation.

     

     

     

    source blog "fibro et métaux lourds" audrey-audrey


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  •  Sylvie Simon était écrivain et journaliste. Elle collaborait à plusieurs journaux de santé et a publié de nombreux essais, dans lesquels elle analysait divers scandales engendrés par la corruption de certains milieux et d'experts qui se prétendent indépendants, mais qui sont à la solde des lobbies.

    À travers ses livres et conférences, en France et à l'étranger, elle souhaitait réveiller la conscience endormie par le matraquage médiatique et nous invite à réfl échir, à être responsables de nos décisions en parfaite connaissance de cause, et à réviser entièrement toutes nos valeurs et notre système de pensée. (malheureusement décédée dernièrement, elle va manquer....)


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  • LA FRANCE DOIT RENONCER AU MERCURE...

    La France doit enfin renoncer au très toxique mercure dentaire 

    Le mercure est encore utilisé dans les amalgames dentaires en France, malgré sa dangerosité, regrettent l'eurodéputée Michèle Rivasi, et les scientifiques André Cicolella et Marie Grosman. A l'occasion de l'approbation de la Convention de Minamata la semaine dernière, la ministre de la santé devrait mettre sur la table un « projet de loi ambitieux pour mettre un terme à l’usage du mercure dentaire, devenu injustifiable ».

    L’amalgame dentaire, un dispositif médical composé pour moitié de mercure, est aujourd’hui proscrit en Suède, en Norvège, au Danemark, au Japon, au Zimbabwe et en République dominicaine. La semaine passée, à l’occasion de l’approbation de la Convention de Minamata sur le mercure, de nombreux gouvernements se sont engagés à rejoindre ces précurseurs d’ici à 2015. La France doit elle aussi considérer que l’abandon de ce matériau toxique n’est pas seulement une option raisonnable, mais une véritable priorité.

    C’est dans les années 1930 que l’usine Chisso entreprit de verser du mercure dans la mer qui borde Minamata, au Japon, contaminant les poissons dont se nourrissaient les riverains. Vingt ans après, les habitants commencèrent à souffrir de maux étranges : tremblements, fatigue et douleurs inexpliquées, troubles du comportement... Les nouveaux-nés furent les plus atteints : troubles neuropsychiques graves, déficience intellectuelle, malformations congénitales, etc. –quand ils n’étaient pas mort-nés.

    À la mémoire de ces victimes, 144 Nations se sont réunies du 7 au 11 octobre 2013 à Minamata afin d’y signer le traité sur le mercure approuvé le 19 janvier dernier, et qui porte désormais le nom de « Convention de Minamata sur le mercure ».

    Jamais encore une substance spécifique n’avait fait l’objet d’une réglementation internationale. En dépit de ses imperfections, ce traité historique souligne donc l’extrême dangerosité du mercure, substance neurotoxique, néphrotoxique, immunotoxique, mais aussi perturbateur endocrinien. Certaines espèces chimiques du mercure sont classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), c’est-à-dire dangereuses pour notre génome et la reproduction. Il est impossible de définir un niveau d’exposition au mercure qui soit sans danger, c’est pourquoi il est important d’abaisser au maximum cette exposition.

    Dans les pays développés utilisant encore le mercure dentaire, c’est l’amalgame qui représente la source majeure d’exposition mercurielle. Pourtant, l’Agence du médicament (ANSM) reconnait que le quart des obturations dentaires en France sont encore réalisées avec des amalgames, qui contiennent 50 % de mercure. Notre pays accuse ainsi un retard inquiétant, quand la majorité de nos voisins n’utilisent plus ce matériau archaïque que par exception ou bien l’ont définitivement banni, lui préférant des alternatives efficaces, moins coûteuses pour la société et respectueuses de l’environnement comme de la santé publique.

    Les amalgames dentaires pourraient en effet jouer un rôle considérable dans la montée préoccupante des maladies neurodégénératives et de l’autisme. Une partie du mercure métallique qui les compose s’accumule dans le cerveau tout au long de la vie et, chez la femme enceinte, il traverse le placenta puis atteint le cerveau en développement du fœtus. Une vaste étude épidémiologique a mis en évidence un risque accru de 24 % de déclencher une sclérose en plaques par amalgame supplémentaire. Des faisceaux de présomption accusent avec force l’implication du mercure dans l’étiologie de la maladie d’Alzheimer. Une étude prospective a révélé que la sévérité de l’autisme est corrélée au nombre d’amalgames de la mère. De plus, les effets neurocognitifs des vapeurs de mercure sur les dentistes et le danger qu’elles représentent pour la grossesse des assistantes dentaires et des femmes dentistes sont bien documentés.

    La Convention de Minamata appelle à réduire drastiquement l’usage des amalgames dentaires, sans fixer de date d’élimination totale. Après la signature par la France de cette convention internationale, la prochaine étape est la ratification. Nous demandons qu’elle soit rapide. Surtout, nous estimons que la ministre de la santé devrait se saisir de l’occasion pour mettre sur la table un projet de loi ambitieux, qui traduirait en actions concrètes la volonté de l’État de mettre un terme à l’usage du mercure dentaire, devenu injustifiable. Cette loi pourrait se décliner à très court terme autour de quatre grands axes pour préparer l’élimination prochaine de l’amalgame :

    • la protection de l’environnement et de la santé publique par des mesures dissuadant l’usage de l’amalgame : interdiction d’obturer les dents de lait avec des amalgames ; arrêt de la formation à la pose d’amalgame en faculté dentaire ; déremboursement de l’amalgame et revalorisation des alternatives ; tests de toxicité sur tous les matériaux dentaires ;
    • la protection des travailleurs : formation à la toxicologie et aux bonnes pratiques ; application de la législation du travail pour les salariées enceintes ;
    • l’information des patients/consommateurs par un affichage obligatoire dans les cabinets dentaires ;
    • la prophylaxie : la fin de l’amalgame doit être l’occasion d’une modernisation des soins dentaires, avec une revalorisation des actes de prophylaxie et la création d’hygiénistes dentaires.

    Nous adresserons prochainement à Mme Marisol Touraine une lettre qui détaillera précisément ces propositions, et les complètera.

    Ce serait un grand motif de fierté si la France, après avoir été le mauvais élève de l’Europe (les dernières données indiquent que notre pays utilise à lui seul 30 % du mercure dentaire de l’Union européenne), élaborait dès à présent un plan visant à l’interdiction à court terme des amalgames dentaires sur son sol, en invitant les autres États membres à suivre son exemple.

    Se soigner sans s’empoisonner et sans polluer l’environnement n’est pas un luxe : tout délai à mettre en place les dispositions qui s’imposent ne pourra qu’accroître la défiance des citoyens vis-à-vis des institutions sanitaires. Nous espérons que le gouvernement mesure la responsabilité qui lui incombe.

    Michèle Rivasi, députée européenne Europe Écologie-Les Verts.

    André Cicolella, chercheur en santé environnementale, président du Réseau Environnement Santé.

    Marie Grosman, spécialiste en santé publique, conseillère scientifique de Non Au Mercure Dentaire.

    source  LES INVITÉS DE MEDIAPART


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  • LE CHARBON VEGETAL ACTIVE

     

    De nos jours, l'utilisation des filtres à charbon est désormais courante dans toutes les filières industrielles qui manipulent des produits toxiques.

     

    En milieu hospitalier, les salles d’opération sont assainies par des filtres à charbon pour neutraliser les gaz anesthésiques (halothane, éther, cyclopropane, métoxyflurane, propanidide, protoxyde d’azote).

     

    Les produits d’assainissement de l’eau : chlore, ozone, bioxyde de chlore, permanganate... tous toxiques, peuvent être éliminés facilement par des filtres à charbon.

     

    Même les scientifiques n'ont aucun doute!

     

    Aujourd’hui, on possède les preuves scientifiques que le charbon actif absorbe tous les poisons ainsi que les toxines bactériennes dans l’intestin.

     

    Depuis 10 ans, plus de 500 articles médicaux (uniquement en anglais!) ont offert plus de 10 000 références scientifiques sur le sujet.

     

    Le charbon est probablement l’agent de décontamination le plus simple, le plus valable et le moins cher que nous connaissions. Mais le public et les malades, et même beaucoup de médecins, ne le savent pas.

     

    Comment le fabrique-t-on?

     

    Pour être au maximum de ses possibilités, le charbon activé est obtenu en deux étapes :

     

    La carbonisation: On calcine du bois en le chauffant à une température variant entre 600 et 900° en l’absence d’air.

     

    L’activation : Le bois est recalciné aux mêmes températures, mais cette fois, en présence de vapeur d’eau, d’air ou de gaz oxydants. Ceci permet le développement d’un réseau de micropores qui seront de véritables pièges à molécules indésirables. L’extrudation de la poussière de charbon développe une surface de contact phénoménale: 1 cm3 de charbon pulvérisé présente une surface totale de 1 km2 et 500 g de charbon contiennent 50 000 millions de pores.

     

    Ceci explique ses performances: il peut absorber 97 fois son volume de gaz carbonique, 165 fois son volume d’anhydride sulfureux et 178 fois son volume d’ammoniac...

     

    Dans l'intestin, une pompe à poisons

     

    Le charbon activé est aussi efficace pour le mercure, le plomb, les insecticides, les herbicides, les hormones et même certaines substances radioactives.

     

    Depuis 15 ans, on utilise le charbon activé pour désintoxiquer des analgésiques, des fébrifuges, des antidépresseurs tricycliques, des glucosides cardiotoniques, des solvants organiques, de la plupart des médicaments à effets iatrogènes et des produits chimiques.

     

    L’intestin étant une paroi poreuse, il s’y effectue un travail de dialyse par le principe de l’osmose. Ceci veut dire qu’il se produit un équilibre entre les concentrations de produits solubilisés de part et d’autre de la paroi. Donc, si l’intestin est encombré, les réseaux lymphatiques ne peuvent dégorger dans celui-ci. Le charbon, en libérant l’intestin, active la désintoxication de la lymphe et du sang par le biais du pompage osmotique.

     

     

    La liste est longue des poisons éliminés par le charbon activé:

     

    Les stupéfiants,

    Les médicaments dangereux,

    Les alcaloïdes,

    Les additifs alimentaires,

    Les produits chimiques agricoles,

    Les métaux lourds,

    Les gaz toxiques,

    Les détergents,

    Les solvants organiques,

    La chimiothérapie.

    Les toxines bactériennes telles que celles de la diphtérie, du tétanos, du botulisme, du perfringens,

    Les amines toxiques de décomposition.

    Les venins

    L’histamine du thon,

    Les mycotoxines que l’on trouve dans les aliments à cause des antibiotiques

    Les redoutables aflatoxines.

     

    Comment utiliser le charbon activé

     

    En cas d’intoxication sévère

     

    La dose préconisée est de 50 grammes pour un adulte, de 1g/kg pour un enfant. Mélanger à de l’eau froide. Cela n’a aucun goût.

     

    Répéter les prises de 20 à 50 grammes de charbon activé toutes les 4 à 6 heures pendant 1 ou 2 jours selon la sévérité de l’intoxication.

     

    La quantité théorique du charbon activé doit être au minimum égale à 8 fois le poids de toxique ingéré. La marge de 10 fois est souhaitable. Toutefois, dans les intoxications suicidaires, et chez les sujets comateux, la quantité du toxique est impossible à connaître.

     

    On administre alors entre 100 et 120 grammes de charbon d’office.

     

    À savoir qu’une cuillère à soupe contient en moyenne 5 grammes de charbon.

     

     

    Pour une cure de drainage

     

    Les posologies sont évidemment modulables en fonction de chaque cas. En moyenne, on peut opter pour le protocole de 2 cuillères à soupe aux 3 repas pendant 15 jours pour un adulte (soit 30 g par jour), puis continuer à raison de 3 cuillères à soupe par jour pendant le mois qui suit si l’on veut obtenir un drainage cellulaire profond.

     

    Pour un enfant, remplacer les cuillères à soupe par des cuillères à café, et s’en tenir à 15 jours en tout pour des cas courants.

     

    Petit truc pour ne pas avoir les dents noires: boire l’eau charbonnée avec une paille

     

    Y a-t-il des inconvénients à un usage prolongé du charbon?

     

    De multiples expérimentations ont été réalisées sur des rats, des moutons, et autres pour voir si le charbon absorbait les nutriments et provoquait des carences à la longue. Leur sang conservait toujours le taux adéquat de calcium, cuivre, zinc, fer, magnésium, phosphore, vitamines... et le pH de l’urine reste constant.

     

    Par contre, il arrive que le charbon ait un effet constipant sur certaines personnes. On adjoint alors des prises de sorbitol.

     

    Il faut savoir aussi que le charbon inhibe les contraceptifs oraux et l'action de nombreux médicaments. Il faut donc le prendre plusieurs heures après avoir absorbé une autre substance chimique. Pas exemple: si vous prenez la pilule ou un médicament le matin, prenez le charbon à l'heure du déjeuner.

     

    Mais le charbon peut être pris pendant la grossesse.

     

    Quelques inepties commerciales

     

    C’est à croire que l’on invente tout pour saboter ce précieux remède:

     

    - Pendant des années j’ai préconisé le charbon du Dr Belloc vendu en pharmacie. Et puis un jour j’ai appris qu’on le sucrait à l’aspartame.

     

    - Sont vendues aussi en pharmacie des gélules de charbon mélangé à de l’argile fine, prétendant que l’on additionne ainsi les propriétés adsorbantes des deux produits. Il suffit de les avoir essayées pour constater leur consternante inefficacité – ce qui est logique car l’argile fine colmatant les micropores du charbon neutralise son action, et se trouve elle-même bloquée. Stupidité ou malveillance?

     

    - On trouve aussi du charbon activé en gélules – hé oui, les gélules sont à la mode, parce que pratique! Et pourtant c’est une bien mauvaise affaire pour trois raisons:

     

    1 – Les quantités de produit en jeu sont minimes et très insuffisantes

     

    2 - Le prix au kilo de produit est multiplié par X (peut–être par 10 ou plus)

     

    3 – Il existe deux sortes de gélules: classiques à la gélatine de peau de cochon, soit à la gélatine d’origine végétale dont les traitements chimiques durs attaquent l’estomac – alors….c’est vous qui voyez! (sic. Laspales)

     

    Mon conseil: acheter du charbon activé en poudre, c'est la solution la plus économique et la plus efficace. En général, ceux qui en prennent le mélangent à un yaourt au soja. Cela fait un yaourt noir - et il faut surmonter son appréhension - mais cela passe très bien, cela n'ajoute aucun goût. Seule la texture est différente (un peu épaisse), mais on s'en accomode fort bien.

     

    Michel Dogma.


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